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Patrick Ricard [Pernod-Ricard] commanderait bien une vodka !
PerfomanceBourse.com, le 26/09/2007
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Pernod-Ricard a toujours de l'appétit. Devenu le numéro deux mondial des vins et spiritueux, après les rachats de Seageam (2001) et Allied Domecq (en 2005), Pernod-Ricard a maintenant des envies de vodka. Suédoise ou russe, peu importe : la multinationale n'a pas de religion.

Le groupe de vins et spiritueux Pernod-Ricard a publié le 20 septembre un chiffre d'affaires de 6,44 milliards d'euros et un bénéfice net part du Groupe en hausse de 30% à 831 millions d'euros. Certes, c'est moins bon que le consensus des analystes, qui en attendait près de 900 millions. D'ailleurs, l'équipe d'analystes de la banque suisse UBS a dégradé l'action suite à ces résultats. Mais ce ne sont pas quelques millions manquant à l'appel qui font perdre l'appétit à Pernod.

La preuve : dans une interview accordée au Monde le jour de la sortie de ces résultats, son PDG Patrick Ricard dévoile ses intentions en matière de vodka. « Je ne sais pas exactement quand cela aura lieu, voire même si cela aura lieu, mais nous avons dit à plusieurs reprises et continuons de dire que nous sommes candidat au rachat de Vin & Sprit, propriétaire entre autres de la marque suédoise Absolut Vodka. La loi de privatisation a été votée, mais le processus n'est pas engagé », a déclaré le PDG.

Patrick Ricard justifie par avance l'opération : « nous ne serons clairement pas seuls sur les rangs, et il y aura des enchères. L'échéance serait arrivée dans quelques années, cela nous aurait permis de nous désendetter davantage, mais cela arrive quand cela arrive. Nous montrerons au vendeur que nous avons les capacités à financer l'opération tout en étant vigilants pour préserver les intérêts de nos actionnaires ». Diageo, concurrent britannique de Pernod, est également intéressé et l'a fait savoir.

Ceci dit, Patrick Ricard n'aime pas que la vodka suédoise. « Depuis la reprise d'Allied Domecq, nous essayons de racheter l'activité internationale de Stolichnaya, une marque partagée entre les autorités russes et une société privée, dont nous sommes distributeurs ». Le cas échéant, il faudra bien se décider : « les dossiers Absolut Vodka et Stolichnaya sont suivis en parallèle. Il est sûr que si les choses se précisent d'un côté ou de l'autre, il faudra que nous fassions un choix. Les deux marques nous conviennent, et nous n'aurons pas d'état d'âme ».

Albert Frère accoudé au comptoir
Si la Société Paul Ricard est le premier actionnaire du groupe avec 11,2% des parts, le numéro deux sur la liste est un petit nouveau : depuis janvier dernier, le Groupe Bruxelles Lambert, une des holdings de l'homme d'affaires carolorégien – c'est-à-dire de Charleroi, en Belgique – Albert Frère, détient 5,5% du capital et 5,5 millions d'actions « RI ».

« Cet investissement qui revêt un caractère amical et stable est motivé par les qualités fondamentales de la société et ses perspectives de croissance. Cette prise de participation a été réalisée en parfaite transparence entre son Président Monsieur Patrick Ricard et les familles Frère / Desmarais qui entretiennent avec lui d’anciennes et excellentes relations », écrivait Bruxelles-Lambert dans un communiqué publié peu après l'opération.

Sans doute. Il n'en reste pas moins que depuis janvier dernier, le PDG de Pernod-Ricard doit se sentir plus observé que d'habitude...


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Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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