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Patrick Ricard [Pernod Ricard] serait-il épris... d'absolut ?
PerfomanceBourse.com, le 19/02/2008
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Il faut dire que les dieux semblent lui sourire... et lui permettent de faire fi de l'adversité. Enfin, à première vue. Alors qu'il vient de déposer une offre ferme pour racheter Absolut, le groupe français Pernod Ricard a vu son concurrent Diageo se retirer de la course pour l'acquisition du numéro deux mondial de la vodka. Mais ce dernier est loin de jeter l'éponge dans la bataille à laquelle se livrent les deux protagonistes, Diageo abandonnant l'affaire pour mieux se lancer à la conquête de Ketel One, une autre marque de vodka. La concurrence est rude...

L'avenir s'annoncerait-il sans « nuage » pour l'offre de rachat d'Absolut récemment annoncée par le groupe Ricard ? Le britannique Diageo, leader mondial de spiritueux vient de mettre 900 millions de dollars sur la table pour prendre une participation dans Ketel One, la vodka hollandaise détenue par la famille Nolet. Cette offre signe le retrait de Diageo de la course au rachat d'Absolut, le numéro deux mondial de la vodka derrière la marque vedette Smirnoff – une marque Diageo.

RICARD vs. WALLENBERG

Mais les choses sont loin d'être gagnées. Le groupe de Patrick Ricard affronte la famille Wallenberg, dénommée par le célèbre JDD « les Rothschild scandinaves ». Certes, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire, mais tout de même...

Les candidats seraient prêts à débourser quelque 7 milliards de dollars, le prix auquel l'estiment les analystes financiers du secteur. Parmi la vingtaine d'offres déposées (la liste est encore secrète), figurent des poids lourds comme l'américain Fortune Brands ou Baccardi, d'origine cubaine...

L'engouement pour Absolut tient au succès insolent de la vodka. Il paraît que c'est l'un des rares alcools qui ne laisse pas de traces dans l'haleine... En tout état de cause, la croissance des ventes de vodka est trois fois supérieure à celle des autres alcools. Les onze premières marques mondiales écoulent 500 millions de litres à l'année.

LA VODKA PROFITE DE LA COCKTAIL-MANIA

La vodka Absolut, numéro deux du marché à l'échelle planétaire avec 9 millions de caisses derrière sa rivale Smirnoff (Diageo), traduit bien d'une manière générale l'engouement planétaire pour cet alcool venu du froid. « Rien qu'en France », note Séverin Barioz de la Fédération Française des Spiritueux (FFS), « le marché de la vodka connaît une croissance d'environ 15% par an depuis trois ans, lié au grand retour du cocktail dans les bars, les boîtes et les lieux de fête. Or, cet alcool neutre est l'ingrédient de base idéal pour toutes les combinaisons. C'est le b-a-ba des barmen ».

Pour Pernod Ricard, posséder une vodka « premium » est devenu une priorité. Or, à l'exception de la vodka polonaise Wyborowa, le français ne possède que de petits labels régionaux comme Lodowa (vodka polonaise) ou Huzzar (vodka irlandaise). Il distribue en revanche quelques grands noms comme Stolichnaya et Zubrowka.

Outre Absolut, la société française est aussi sur les rangs pour racheter Stolichnaya, propriété de l'Etat russe. Mais l'affaire est compliquée. Hors de Russie, la marque appartient en effet à une société privée distincte. « Il faut discuter avec les deux, cela fait deux ans que ça dure », explique-t-on en interne. A suivre...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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