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Paul Desmarais Jr [Power Corp, Pargesa] plus exposé qu'Albert Frère au problème birman
PerfomanceBourse.com, le 23/10/2007
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Il ne s'agit plus seulement d'un vent de contestation associatif contre la junte militaire birmane. Le président des Etats-Unis, George W. Bush, a haussé le ton contre l'Etat birman qui vient de réprimer la fronde des moines bouddhistes. Dans un communiqué, la Maison Blanche indique qu'« à la lumière des atrocités qui ont toujours cours, les Etats-Unis ont imposé aujourd'hui [le 20 octobre, NDLR] des sanctions supplémentaires au régime des généraux ». Et a appelé l'Inde et la Chine, importants partenaires commerciaux du pays, à se montrer plus fermes.

La Birmanie dispose de quelques ressources en pétrole et en gaz exploitées par de nombreuses compagnies birmanes et étrangères, dont Total et ChevronTexaco.

Total a repoussé l'idée de se retirer du pays. Parmi ses grands actionnaires, on trouve l'investisseur belge Albert Frère et ses « associés en affaires », les canadiens Paul Desmarais – « senior » et « junior ». Par l'intermédiaire d'un holding qu'ils contrôlent de concert et dans lequel BNP Paribas est aussi présent, les Frère et les Desmarais détiennent 3,9% du capital de Total.

En outre, et par son propre holding CNP, Albert Frère y ajoute 1,4% de mieux : au final, Albert Frère détient donc plus d'actions Total que son associé. Mais si Paul Desmarais junior occupe un fauteuil du conseil d'administration de Total, Albert Frère s'en est prudemment abstenu. Paradoxalement, au sein de Total, Albert Frère est finalement moins visible que les Desmarais.

Des actionnaires plus réprimandés de l'autre côté de l'Atlantique
Alors qu'au Canada, PowerCorp est régulièrement mise en cause pour sa participation dans Total et l'engagement de ce dernier en Birmanie, le parallèle n'est pas vrai pour Albert Frère en Europe. Ce week end, d'ailleurs, le porte-parole de PowerCorp, un certain Edward Jonhson, s'est ainsi justifié : « nous n'avons que des intérêts mineurs dans cette entreprise [Total, NDLR] et il y a plusieurs intermédiaires entre eux et nous ».

Aux Etats-Unis, ChevronTexaco est également mise en cause pour ses activités birmanes. L'agence de presse AngolaPress rapporte qu'au Congrès américain, jeudi soir dernier, le député démocrate Tom Lantos, qui préside la commission des Affaires étrangères, a déposé un projet de loi « mettant fin aux déductions fiscales dont Chevron pour l'exploitation de gaz naturel en Birmanie ». Et ce n'est pas tout : le texte en question interdit aussi à toute personne américaine, individu ou société, de payer quelque somme que ce soit au régime militaire – y compris des impôts !

Reste à savoir si le texte sera voté, et s'il sera repris de l'autre côté de l'Atlantique. Dernièrement, le célèbre investisseur américain Warren Buffett a réduit la participation de son holding Berkshire Hathaway dans la pétrolière chinoise PetroChina, très exposée dans un autre pays producteur controversé : le Soudan.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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