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Paul Desmarais [Power Corporation] épinglé par Robin Philpot dans son nouveau livre
PerfomanceBourse.com, le 06/11/2008
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Journaliste et un essayiste québécois, Robin Philpot, à qui l'on doit plusieurs ouvrages bien renseignés (« Ca ne s'est pas passé comme ça à Kigali » ou « Référendum volé ») s'attaque à Paul Desmarais dans un essai intitulé « Derrière l'Etat Desmarais : Power ». L'ascension et l'influence du financier canadien y sont ici retracées sur la base de témoignages recueillis par son auteur. A l'exception de celui de... Paul Desmarais.

Robin Philpot revient en détail sur le rôle actif de Paul Desmarais dans la "préparation" de leaders politiques, notamment Nicolas Sarkozy. Le président français a affirmé qu'il n'aurait jamais accédé à l'Elysée sans l'aide et les conseils du fondateur de Power Corporation. Celui-ci a d'ailleurs reçu en retour la grand-croix de la Légion d'honneur des mains de Nicolas Sarkozy. Un honneur unique pour un Québécois.

« Derrière l'Etat Desmarais : Power » s'arrête également sur les succès (prise de contrôle des opérations suisses de Paribas) et les ratés (échec de la prise de contrôle de Canadien Pacifique au début des années 80) de Paul Desmarais.

Robin Philpot : Il faut refuser « le diktat » des Desmarais »
Dans un entretien accordé au Journal de Montréal (20/10), Robin Philpot explique qu'il a écrit ce livre afin de combler « l'absence d'écrits et de documents sur les Desmarais et Power Corporation, ce qui est étonnant, surtout pour une famille qui détient une influence si importante au Québec, au Canada et ailleurs ».

Interrogé sur la signification de « l'Etat Desmarais », l'auteur la situe autour de 1968 : « Alors que l'Assemblée nationale s'interrogeait sur le pouvoir que commençait à avoir Paul Desmarais. Jacques Parizeau l'a utilisée un mois avant le référendum de 1995. [...] L'État Desmarais détient 70% de la presse écrite quotidienne, ce qui lui permet de promouvoir ses idées politiques. »

Selon lui, le pouvoir politique de la famille Desmarais « ne correspond pas à leur influence économique réelle au Québec. C'est pour cela qu'il faut refuser leurs diktats. » Et l'écrivain d'enfoncer : « Il a énormément de dettes économiques au Québec. C'est le Québec qui l'a fait vivre et l'a enrichi, notamment grâce à nos ressources hydro-électriques et à nos forêts. »


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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