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Paul Desmarais [Power Corporation], l'homme le plus riche du Québec
PerfomanceBourse.com, le 25/09/2007
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Il s'appelle Paul Desmarais. Un nom bien français pour un nord-américain : né à Sudbury, dans l'Ontario canadien, ce québécois a bâti sa fortune depuis cette ville anglophone.

Paul Desmarais commence dans le transport. Il acquiert Power Corporation du Canada en 1968. C'est toujours le nom de la holding de tête de son empire, qui n'a plus rien à voir avec l'électricité – sens originel de « power » en anglais –, et se rapproche plutôt de la traduction littérale du terme en français : « pouvoir ». En effet, on prête d'ailleurs à Paul Desmarais des liens étroits avec les puissants d'Europe et d'Amérique du Nord. Durant l'été 2007, le Figaro avait supputé à tort – mais non sans raisons – que Nicolas Sarkozy pourrait bien passer ses vacances dans l'un des somptueuses demeures de Paul Desmarais au Canada.

D'ailleurs, Power Corporation n'est sans rappeler les holdings que l'on connaît bien en France : c'est une société de portefeuille dans laquelle on trouve un peu de tout. La filiale Gesca, c'est la presse, dont les titres québécois La Presse, Le Droit, Le Soleil, Le Quotidien. La filiale Corporation Financière Power, c'est le gros morceau chargé de la gestion des participations du groupe. Et Dieu sait qu'elles ne manquent pas : on y trouve d'abord la majorité des parts de la holding suisse Pargesa, dont le belge Albert Frère détient également des parts, qui elle-même gère des participations minoritaires dans des groupes comme Total, Suez, Lafarge, Imerys, Pernod Ricard... Puis la majorité des parts du groupe d'assurance-vie et de placements Great Western Lifeco (Great Western, Compagnie d'Assurance Vie du Canada, Putnam Investments, London Life). Et enfin Corporation financière IGM, groupe canadien de services financiers aux particuliers et distributeurs de fonds communs de placement.

Au final, cela fait de Paul Desmarais la 214ème fortune d'Amérique du Nord en 2006, selon Forbes, pour un montant de 4 milliards de dollars US. Il est surclassé par six autres canadiens, tous anglophones ; au premier rang d'entre eux se trouve les indétrônables Thomson (médias financiers), avec 22 milliards de dollars US de fortune.

Cependant, Paul Desmarais est le seul à être québécois. Il est aussi le premier des six milliardaires que compte la Belle Province.


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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