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Paul Desmarais [Powercorp] se livre sans retenue
PerfomanceBourse.com, le 08/07/2008
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Le discret milliardaire a accordé un entretien au Point dans lequel il revient sur son irrésistible ascension depuis son enfance à Sudbury jusqu'à la constitution de son empire Power Corporation. Il s'exprime également sur ses relations avec Nicolas Sarkozy et Albert Frère, ainsi que sur la politique et ses racines québécoises. Extraits.

Après avoir retracé ses débuts à Sudbury, où il démarre avec une compagnie d'autobus, Paul Desmarais confie que son médecin lui a conseillé de choisir entre la gestion de son entreprise et la poursuite de ses études de droit, chères à son père. « Choisissez donc les affaires », lui lance son médecin. Judicieux conseil suivi par le jeune entrepreneur.

En 1968, il rachète Power Corp, alors propriété de son ami Jean-Louis Lévesque, une acquisition qui le conduit à « changer de dimension ». « Je suis donc allé à Paris, j'avais envie de trouver quelque chose en France », raconte-t-il. Ce quelque chose, ce sera Paribas, dont il prend 5% en 1979, puis Pargesa, aux côtés d'Albert Frère, « un ami, un frère ». « On s'appelle tous les deux ou trois jours. […] Nous sommes liés jusqu'en 2014 », glisse-t-il au sujet de l'investisseur belge.

François Mitterrand, « un gentleman »
Interrogé sur ses racines, l'homme d'affaires canadien se dit « canadien » avant tout : « Le Canada est mon pays, le Québec ma province », résume-t-il, avant de préciser sa situation politique. « Je suis conservateur ». Un peu plus loin, il confie qu'il aurait pu se lancer en politique, plus jeune. Sauf qu'un « petit problème » l'en empêche : « je bégayais beaucoup ».

Paul Desmarais fait part de son admiration pour François Mitterrand, « quelqu'un de fantastique », « un gentleman », tout comme il « admire beaucoup » George Bush père. Quant à son fils, « il est assez gentil de me recevoir à la Maison Blanche », souligne-t-il.

Nicolas Sarkozy, « l'homme de la situation » pour la France
Invité à commenter la situation de la France, l'homme d'affaires déplore : « Si la France continue avec des déficits et des programmes sociaux qu'elle est incapable d'assumer, elle est mal partie ». Selon lui, Nicolas Sarkozy est toutefois « l'homme de la situation ».

Il était d'ailleurs de la nuit au Fouquet's suivant l'élection de l'ancien maire de Neuilly. « Il y avait beaucoup de monde, de l'excitation dans l'air. […] A mon âge (81 ans), ce sont des soirées fatigantes, je ne suis pas resté longtemps », indique-t-il avant de conclure sur une note plus globale entre la France et le Canada. « La France, le Québec et le Canada doivent travailler ensemble pour créer des emplois et pour bâtir des relations étroites. Essayons d'avoir un marché commun entre l'Europe et le Canada. Si la France pousse, l'Europe suivra », prédit-il.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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