L'actualité des Barons de la Bourse

Paul Desmarais [PowerCorp] vend quelques unes de ses actions en Bourse de Toronto
PerfomanceBourse.com, le 17/01/2008
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Lorsqu’un grand nom de la finance achète des actions, cela passe de moins en moins inaperçu. Mais paradoxalement, les « sorties » des Barons de la Bourse sont moins remarquées. Et pourtant... Prenons le cas du milliardaire canadien Paul Desmarais, l’associé du financier belge Albert Frère. Son avocat, Guy Fortin, a confié au quotidien torontois The Globe & Mail (11/01) que son client avait vendu tout dernièrement près de 6 millions d’actions de son holding Power Corp, pour l’équivalent de 140 millions d’euros.

Selon l’avocat québécois, Paul Desmarais senior - car l'un de ses fils porte le même prénom - a vendu ces derniers jours « une toute petite partie » de ses actions Power Corp sur la Bourse de Toronto : 5,7 millions de titres, à un cours moyen de 37,25 dollars canadiens (C$) , selon les registres officiels. Ce qui représente environ 1% du capital du holding.

Fondateur du groupe, le patriarche Paul Desmarais ne détient plus désormais « que » 18% de PowerCorp, ce qui ne modifie en rien la direction du groupe : il existe différents types d’actions PowerCorp, dont des titres à droits de vote préférentiels. Et Paul Desmarais détient toujours les actions à droits de vote multiples par lesquelles il maîtrise l’issue des assemblées générales de Power...

Des ventes à 235 millions de dollars

Paul Desmarais a donc retiré 212 millions de dollars canadiens – soit 140 millions d’euros – de cette vente. Vice-présidents du groupe, ses deux fils ne sont pas en reste. Au cours de la semaine passée, André a exercé 860.000 options de ventes et cédé près environ 300.000 actions Power pour un total de 13 millions C$. Paul junior s’est contenté d’exercer 415.000 options de vente depuis fin décembre, dont il a retiré 10 millions de C$.

La rubrique Argent du portail québecois Canoë en tire la conclusion suivante, dans un article non signé (11/01) : « la théorie veut qu'il puisse s’agir aussi pour vous, mesdames et messieurs, d'un bon moment pour vendre. En effet, lorsque les dirigeants agissent ainsi, il arrive souvent qu’ils croient que leur action a atteint un sommet et qu’elle s'apprête à redescendre ».

L’action Power Corp, qui valait de moins de 25C$ voilà cinq ans, a touché récemment les 40 C$, et la tendance actuelle des marchés est devenue pour le moins houleuse.

Organisation complexe...

Société de portefeuille, PowerCorp contrôle nombre de filiales au nombre desquelles figurent les plus importantes sociétés de services financiers du Canada (placements, assurances...). Ainsi qu’une cascade de société qui aboutit au Groupe Bruxelles Lambert (GBL), holding belge coté à Bruxelles que les Desmarais contrôlent conjointement avec financier renommé Albert Frère.

GBL est actionnaire de grandes sociétés européennes comme Suez, Total, Lafarge... C’est l’un des véhicules d’investissement qu’utilise Albert Frère pour réaliser des investissements boursiers qui ont rapporté plus de 10% l’an au cours de la dernière décennie.

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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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