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Pierre Chappaz [Wikio] : l'histoire d'une succès story à la française !
PerfomanceBourse.com, le 08/10/2007
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Connaissez-vous Pierre Chappaz ? Cet ingénieur diplômé de Centrale Paris a fait partie, en 1999, des cinq fondateurs de Kelkoo. Kelkoo, c'est ce « moteur de shopping » qui permet à l'internaute, d'un seul coup d'oeil, de comparer les différentes offres des marchands référencés pour un type de produit ou de service. « Playing to win » (jouer pour gagner), c'était la devise que Kelkoo s'était choisie à l'époque. Pari gagné pour Pierre Chappaz et ses associés : en mars 2004, le groupe américain Yahoo! A racheté celui qui est devenu le numéro un européen de son secteur pour 475 millions d'euros. Cash !

L'année précédent la vente, Kelkoo avait réalisé des ventes de 42,5 millions d'euros, et son résultat d'exploitation était sorti du rouge. C'est un succès pour l'Internet européen : en 2003, Kelkoo revendique 21 millions d'utilisateurs uniques du site, dont seulement 5 millions en France, 107 millions de pages vues et... 100 millions d'euros de chiffre d'affaires généré. Les années précédentes, elle a croqué nombre de ses concurrents dans toute l'Europe.

Cependant, l'aventure n'est pas une success story linéaire : l'éclatement de la bulle Internet a durement éprouvé la société. Le projet d'introduction en Bourse, en 2001, n'a pas eu de suites. Personnellement, Pierre Chappaz traverse une passe difficile. L'année 2001 est aussi celle d'un plan de restructuration nécessaire à la survie de l'entreprise, mais qui éprouve durement les équipes.

Mais la société qui met en relation toujours plus d'acheteurs et de marchands en ligne fini par s'en sortir en beauté. L'aventure sera même relatée dans « Ils ont réussi leur start up ! », un livre de Julien Cordoniou et Cyrille de Lasteyrie, publié en 2005.

Bien sûr, au moment de la cession à Yahoo!, les fondateurs et salariés ne détiennent « que » 16% du capital de Kelkoo. Divers fonds – l'espagnol Banexi Ventures, le français Société Générale Asset Management, Innovacom, ... – contrôlent environ la moitié des parts. Quoi qu'il en soit, pour tout le monde et vu les 40 millions d'euros de fonds qui avaient été initialement levés, la vente est une bonne affaire : le Journal du Net écrit à l'époque que « en quatre ans, la valeur de la participation des capital-risqueurs est passée de 40 à 228 millions d'euros, soit une progression de 470 %. Un rendement que beaucoup d'autres fonds auraient aimé atteindre ».

A la tête de Kelkoo jusqu'à son rachat par Yahoo!, Pierre Chappaz passera un temps à la direction de Yahoo! Europe, avant d'aller travailler pour un capital-risqueur genevois, Index Ventures, spécialisé dans les technologies de l'information et la santé. Il y officie toujours, et fait partie des six membres du comité consultatif d'Index.

Il n'est cependant pas homme à en rester là. En 2005, il a créé la société Wikio, qui a officiellement lancé son produit en juin 2006. Qu'est-ce que ce nouveau projet ? C'est encore un moteur de recherche, mais celui-ci ne porte pas sur les achats, mais sur l'actualité. Toute l'actualité : celle des sites d'informations, mais aussi celle des blogs retenus par la société.

Au total, cela représente plus de 30.000 sources d'informations. Comment faire le tri ? Justement, Wikio propose aux lecteurs d'évaluer la qualité des articles, en les notant. Wikio permet également de se composer son propre fil d'informations en fonction de ses intérêts. Clin d'oeil à Kelkoo, il existe également un onglet shopping... Une affaire à suivre : le site est encore en version bêta.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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