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Ratan Tata [Tata Group] tiraillé entre la simplicité de Nano et le luxe de Jaguar
PerfomanceBourse.com, le 01/02/2008
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Bonne nouvelle pour l'indien Tata Motors. Il a été désigné jeudi par Ford comme son acheteur préféré pour les marques anglaises de luxe Jaguar et Land Rover. Mais nul n'est prophète en son pays, c'est bien connu. Car, pendant que les anglo-saxons lui font les yeux doux, c'est en Inde que le groupe, créateur de la Nano, rencontre quelques difficultés...

Dans un communiqué transmis par courrier électronique, Lewis Booth, vice-président de Ford et responsable de Ford Europe et de ses marques de luxe, a indiqué que Ford s'était « engagé à concentrer les négociations à un niveau plus détaillé avec Ratan Tata au sujet de la vente potentielle de l'activité combinée de Jaguar et de Land Rover ».

Lewis Booth remarque « qu'il reste un montant considérable de travail à accomplir, et que tant qu'aucune décision n'aura été prise, Ford continuera à tenir des discussions approfondies avec Tata Motors dans les semaines à venir, avec l'objectif de parvenir à un accord qui satisfasse toutes les parties ».

Cette annonce ne fait que conforter les bons points d'ores et déjà marqués par Tata sur ce dossier : la presse le donne déjà depuis plusieurs semaines comme bien placé pour ce rachat, et le syndicat Unite, le plus important syndicat britannique, s'était déjà prononcé en novembre en faveur d'un rachat des deux marques par Tata.

Bien évidemment, l'Indien n'est pas le seul intéressé par l'affaire. Parmi les autres acquéreurs possibles, on trouve One Equity Partners, une filiale de la banque JPMorgan Chase, une offre de l'ancien directeur général de Ford, Jacques Nasser, mais aussi d'un autre constructeur indien : Mahindra & Mahindra associé au fonds Apollo Management. Les offres en présence s'échelonneraient de 1,5 milliard à 2 milliards de dollars, ce qu'un porte-parole de Ford a refusé de confirmer.

Mais même si la vie sourit aux audacieux, tout n'est pas que sourire pour Tata. Tandis que les feux de la rampe illuminaient la Nano le 10 janvier dernier, des activistes brûlaient quant à eux des répliques de la nouvelle voiture star du groupe, le véhicule le moins cher du monde.

Le Trinamul Congress, un groupe d'opposition de l'Ouest du Bengale et le Bhumi Raksha Committee ont réduit en cendre l'effigie papier de cette voiture oh combien symbolique. Ceci en signe de protestation contre la violation des droits fonciers induite - selon eux - par l'implantation de l'usine. Leur revendication : tant que les paysans ne réintégreront pas leur terre cédée illégalement à Tata Motors en vue de construire l'usine dédiée à la Nano, ils empêcheront le groupe de produire des véhicules dans la région.

Selon The Economic Times of India, le leader de l'opposition, Partha Chatterjee, aurait même averti qu'« en cas de pression, des troubles auront lieu ». Alléguant que les terrains ont été acquis de force par le gouvernement en vue de permettre à Tata Motors d'implanter son usine, il affirme que l'affaire relève de la justice...


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Mercredi 24 Septembre 2008 (clôture du 23 Septembre)
Ces quinze derniers jours, deux traits marquants caractérisent les marchés boursiers : une tendance globalement baissière – le CAC a perdu 3,5% sur la période – et une forte volatilité : sur la période, l'indice parisien a varié entre 4.386 et 3.957 points – son plus bas depuis mai 2005 –, soit une amplitude de plus de 400 points ! Même son de cloche côté américain, où le Dow Jones a cédé presque 3%. L'on peut toujours se consoler en constatant que si, depuis le début de l'année, le CAC perd 26% et le Dow 18%, les indices émergents (Brésil, Russie, Inde et Chine) ont chuté de 22 à 43%. Autre événement à noter : les nouvelles macroéconomiques sont reléguées au second plan par les catastrophes financières. Certaines méritent cependant d'être signalées : l'OCDE a relevé ses prévisions de croissance US de 1,2 à 1,8% en 2008, pariant sur une stabilisation du marché immobilier et du système financier américain au cours de l'année prochaine. En revanche, elle a abaissé celles de la zone euro, de 1,7 à 1,2%.
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