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Ratan Tata [Tata Group] l'inventeur de la recette douce à l'indienne
PerfomanceBourse.com, le 17/04/2008
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Ratan Tata, patron du conglomérat indien Tata, semble vouloir continuer à appliquer sa méthode douce dans ses deux nouvelles acquisitions Jaguar et Land Rover. Tata Motors vient en effet de s'engager à racheter les deux marques pour 2,3 milliards de dollars. Les deux emblèmes de l'automobile mondiale vont apprécier la recette indienne !

« Nous nous sommes toujours efforcés de maintenir en place l'équipe de gestion des sociétés que nous achetons », expliquait récemment Ratan Tata, cité par Canoe.ca. « Nous sommes particulièrement fiers de notre habileté à susciter la collaboration des équipes de gestion », ajoutait l'ancien étudiant en architecture, élu businessman de l'année en 2005 par le magazine Forbes.

La méthode douce est d'ailleurs reconnue. « Apparemment, les mœurs d'entreprises indiennes consistent à ne pas tout chambouler lors d'une prise de contrôle », note Gene Donnelly, associé directeur mondial en conseil et fiscalité chez Pricewaterhouse-Coopers à New York, cité par la même source.

Ratan Tata, acquéreur international le plus actif d'Inde, a testé sa recette dès 2000 en rachetant le fleuron britannique du thé Tetley Tea. Ce fut l'une des premières acquisitions internationales d'envergure mettant en jeu une société indienne, Tata Tea. A ce jour, aucun administrateur ou dirigeant de Teley n'a été remercié. Tata Tea est devenu leader mondial.

Le successeur du charismatique Jehangir Tata, fondateur d'Air India, a réussi depuis 1991 à se forger une vraie légitimité. A ses débuts, fortement contesté, Ratan Tata qui n'est propriétaire que de 1% du groupe a su réorganiser les 80 sociétés de son conglomérat en sept secteurs et surtout imposé une méthode.

Le savoir faire, la technologie et les réseaux de distribution de ses acquisitions sont des profits en soi. Il ne se préoccupe pas des pertes possibles à court terme. Plus que du bénéfice, Tata espère apprendre à mieux orchestrer sa propre expansion sur le marché de l'automobile mondial. Il s'agit de convertir la croissance domestique rapide en présence internationale. Vivement Jaguar et Land Rover à la sauce indienne !


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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