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Ratan Tata [Tata Group] s'allie avec EADS pour un marché de télécoms militaires
PerfomanceBourse.com, le 20/02/2008
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Pas de doute : la globalisation économique progresse, et les pays émergents comme l'Inde en profitent. Ce qui fait le bonheur du groupe diversifié de l'indien Ratan Tata Industries. Les immenses besoin en dépenses d'infrastructures du sous-continent indien sont bien connues. En voie de devenir une grande puissance et détentrice de l'arme nucléaire, l'Inde dote également son armée des matériels conventionnels les plus modernes. Ce qui a donné l'occasion à Ratan Tata de s'associer avec le groupe aéronautique européen EADS pour répondre à un appel d'offres de New Delhi. Son objet : un système de télécommunications militaires.

Il s'agit très exactement d'une des filiales de Tata Industries, Tata Advanced Systems. Historiquement, l'Inde est un pays « non aligné » (ni URSS ni USA, pendant la Guerre froide). Elle en a conservé l'habitude d'équilibrer ses dépenses militaires entre groupes russes – par exemple les chars – tout en augmentant la part de ses fournisseurs occidentaux ces dernières années.

Cela se voit chez Tata Advanced Systems (TAS) : la société de défense a aussi signé (le 15 février) un accord de coopération avec le constructeur américain d'hélicoptères Sikorsky (groupe United Technologies), pour fabriquer en Inde les cabines d'hélicoptères de transport S-92. Le 18 février, TAS a annoncé la création d'une co-entreprise avec le constructeur aéronautique civil et militaire Israel Aerospace Industries (IAI). On ne sait pas encore pour quoi faire, mais sans doute des affaires...

Et maintenant, EADS

Pas de doute, la tradition de non-alignement est forte. TAS a aussi signé le 16 octobre dernier, un accord avec EADS. TAS et le groupe européen vont proposer une offre commune à un marché d'un milliard de dollars lancée par l'armée indienne. Son but : remplacer l'ensemble du système de télécommunication tactique de l'armée indienne AREN. Alors que l'armée indienne est l'une des rares au monde à dépasser le million d'hommes... Le groupe US Raytheon sera également de la partie. Attention : l'armée indienne aurait envoyer le dossier de candidature à 40 sociétés environ. La concurrence sera donc rude.

Voilà qui change Ratan Tata de sa Nano, sa voiture ultra-économique... Il a déclaré qu'ensemble, « TAS et EADS peuvent concevoir et équiper l'armée indienne de l'un des systèmes de télécommunications de combat les plus sophistiqués qui soient et, en même temps apporter une contribution significative à l'industrie technologique indienne ». Les Indiens sont toujours très chatouilleux dès qu'il est question de leur patrie.

Le salon « Defexpo »

Enfin, signalons que toutes ces annonces ne sont pas groupées par hasard : depuis samedi dernier (16/02) se tient à New Delhi le salon « Defexpo », sorte de salon du Bourget indien où tous les fabricants d'armes de la planète viennent montrer leurs nouveaux jouets...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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