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Robert Louis-Dreyfus [Groupe Louis-Dreyfus] va quitter Neuf Cegetel
Zonebourse.com, le 19/12/2007
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(Zonebourse.com) - On l’attendait depuis des mois, c’est presque chose faite : Robert Louis-Dreyfus va bientôt quitter la téléphonie. En effet, le processus de consolidation du secteur des télécoms était dans l’air depuis quelques temps. Il devrait se poursuivre par une opération de taille, le rachat de Neuf Cegetel par SFR, qui contrôle déjà 40,5% de l’opérateur Il y a quelques semaines, la filiale de Vivendi est entrée en négociations avec le groupe Louis-Dreyfus pour lui racheter les 29,5% qu’il détient dans Neuf Cegetel. Les discussions s’annoncent serrées, Neuf étant « l’opérateur le plus cher d’Europe », affirmait dans Le Figaro (18/12) Franck Esser, président de SFR.

Selon le quotidien, SFR devrait déposer une offre à 40 euros par action début 2008. Bercy aurait été prévenu des contours de l’opération (volets fiscal et concurrence). Introduit l’an dernier en Bourse, l’opérateur est en effet valorisé 7,6 milliards d’euros, soit deux fois plus que Free.

Le timing semble convenir à RLD, qui après avoir investi « seulement » 10 millions d’euros à l’origine, récupérerait 2,3 milliards d’euros en cédant ses 29,5% dans Neuf Cegetel.

Vers une OPA de SFR sur Neuf

Or, s’il acquiert 70% du capital de Neuf Cegetel, après le rachat des parts de Robert-Louis Dreyfus, SFR sera contraint de lancer une OPA en vue d’une montée à 100%. Pour le propriétaire de l’OM, cette rentrée de cash serait bienvenue au moment où le groupe Louis-Dreyfus doit financer ses nouvelles activités dans l’énergie. Le groupe possède 70% de Direct Energie, où Stéphane Courbit est également présent.

Pour SFR, même si le prix à payer s’avère particulièrement élevé (entre 4 et 5 milliards d’euros), le groupe peut se le permettre : son niveau d’endettement est nul, tandis que sa capacité financière est intacte. En outre, la perspective d’attribution d’une quatrième licence mobile incite l’opérateur à se renforcer rapidement.

Reste encore à obtenir le feu vert de la Commission européenne, ce qui n’est pas encore acquis au regard des craintes de Bruxelles de voir Vivendi (propriétaire de 56% de SFR) détenir une position dominante sur le marché français de la télévision payante : SFR pourrait en effet se développer sans la télévision par l’ADSL en rachetant des fournisseurs d’accès à Internet (FAI).


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