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Romain Zaleski [Carlo Tassara], l'homme qui aimait l'acier et l'électricité
PerfomanceBourse.com, le 03/10/2007
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L'homme d'affaires franco-polonais Romain Zaleski est aussi mystérieux qu'il est fortuné. Les Echos affirmaient qu'il détenait, l'année dernière, la quinzième fortune de France pour un total de près de 2,7 milliards d'euros. Selon Challenges, le voilà maintenant à la tête de 9 milliards d'euros, ce qui le classe numéro cinq juste derrière François Pinault. A 74 ans, cet ancien diplômé de Polytechnique et des Mines qui fut aussi champion de France de bridge a quelques beaux « coups » boursiers à son actif. Ce qui ne l'empêche pas d'être allergique à la publicité.

Romain Zaleski est arrivé en Italie au début des années 80, date à laquelle il a repris le sidérurgiste Carlo Tassara, situé dans la province de Brescia (Italie du Nord). Après revente des actifs sidérurgiques, Romain Zaleski a conservé la société de droit italien Carlo Tassara SpA en tant que holding. La société luxembourgeoise Carlo Tassara International (CTI) en découle, c'est d'ailleurs d'elle dont Romain Zlaeski se sert le plus souvent. Ainsi qu'une société Carlo Tassara de droit français.

Le « coup » qui l'a fait connaître
En 2001, aux cotés de Fiat, de banques italiennes et surtout d'EDF, il entre au capital de l'énergéticien italien Montedison et participe à sa restructuration. Il est mal vu par les Italiens : Montedison et son actionnaire « historique », la banque Mediobanca, le considèrent rapidement comme en un « cheval de Troie » d'EDF.

Il fait alors profil bas et laisse l'entreprise italienne, qui devient Edison, se remettre. Puis, profitant d'une recapitalisation, il se saisit de 28% du capital d'Edison, et de 20% d'Italenergia Bis (IEB), une holding qui contrôle une bonne partie du capital d'Edison, quand EDF en détient 18%. Romain Zaleski a les coudées franches pour se faire nommer PDG d'Italenergia Bis – et ainsi confirmer les craintes des Italiens.

En 2002, EDF négocie des options d'achat sur les parts des autres actionnaires d'Italenergia Bis (Fiat, les banques italiennes et Carlo Tassara). En septembre 2004, Edison annonce de mauvais résultats : EDF en profite pour passer à l'attaque. Toutes les options de ventes en faveur d'EDF sont exercées en 2004-2005, et le français acquiert 100% d'IEB, ce qui lui assure le contrôle du capital d'Edison. L'opération italienne du groupe français a réussi malgré le tollé qu'elle a soulevé, et Romain Zaleski n'y est pas pour rien. Selon des sources de presse, il aurait réalisé une plus-value de 1,4 milliard d'euros sur la vente de ses actions IEB. Et il reste actionnaire d'Edison.

De l'énergie à l'acier
Abonné aux aciéries, Romain Zaleski est également grimpé au capital d'Arcelor pendant que le groupe européen se battait contre l'offre de l'indien Mittal. D'avril à mai 2006, il passe de 2 à plus de 7% d'Arcelor en mettant 2 milliards d'euros sur la table, et devient ainsi le premier actionnaire d'Arcelor, qu'avec l'aide de François Pinault il pousse dans les bras de Mittal.

On ne sait rien des modalités de l'opération, orchestrée depuis le Luxembourg, ni même de l'origine des fonds qu'il a investi. En revanche, l'action Arcelor, qui sera bientôt retirée de la coté, valait environ 32 € en avril 2006, et cote maintenant aux alentours de 65€. Quelque soit le moment auquel Romain Zaleski a vendu, il aura fait une copieuse plus-value... 400 millions d'euros, selon L'Agefi.ch.

Dernièrement, il s'est montré intéressé par Vinci. Et depuis que la famille Duval veut céder ses parts dans Eramet, les boursiers se demandent s'il ne va pas se renforcer dans cet autre groupe sidérurgique...


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Mercredi 16 Juillet 2008 (clôture du 15 Juillet)
L'expression « krach rampant » se fait entendre et l'on comprend ce que cela veut dire… Le CAC 40, comme les autres indices boursiers, poursuivent en effet leur descente. Depuis un an, ils chutent lentement mais sûrement. L'indice parisien a cédé la semaine dernière 5,60%, à 4 100,64 points, au plus bas depuis trois ans. Depuis le 31 décembre 2007, ce dernier a ainsi perdu 26,21%. Les raisons de cette baisse reposent toujours sur les mêmes craintes. La santé du secteur financier inquiète de plus en plus. Les deux géants US du crédit hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae ont certes été sauvé hier par le plan d'urgence des autorités américaines, mais une inquiétude laisse toujours place à une autre. La banque californienne spécialisée dans le crédit immobilier IndyMac annonçait alors sa faillite. Les propos du président de la Fed, Ben Bernanke, qui se veulent rassurant, indiquent que la Fed pourrait continuer à venir en aide aux établissements financiers en difficulté au-delà de 2008. Ce qui en dit long sur la situation actuelle. Les banques françaises ne sont pas non plus au mieux de leur forme. La Société Générale a clôturé la semaine dernière à un plus bas depuis 6 ans à 50,67 €. Le secteur automobile a été également fortement touché. Renault et Peugeot ont perdu respectivement 5,74% et 7,31%.
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