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Romain Zaleski [Carlo Tassara] ou la réussite financière en silence
PerfomanceBourse.com, le 15/04/2008
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Selon Challenges, Romain Zaleski est la « cinquième fortune professionnelle de France », avec 14 milliards d'euros. « Monsieur Z », comme le surnomme l'hebdomadaire économique, ne se laisse pas facilement approcher. Ni jauger : il a horreur du rang que Challenges lui donne dans son classement. « Je ne suis pas riche personnellement », a-t-il déclaré aux journalistes de l'hebdo économique du groupe Nouvel Obs. Retour sur un homme d'affaires dont la discrétion n'a rien à envier à l'efficacité.

L'histoire de son père vaut le détour, rapporte Challenges. Son père Zygmunt était un intellectuel polonais francophile, qui sera professeur à la Sorbonne. Durant la Seconde guerre mondiale, ses activités de résistant, qui lui vaudront une Légion d'honneur, le conduiront au camp de concentration de Buchenwald. La guerre éprouvera durement la famille Zaleski. Mais Romain en parle peu, et ne s'en vante jamais.

Diplômé des Mines, il sert un temps l'Etat avant de passer dans le privé. C'était au début des années 70 chez Revillon. Un drôle de groupe qui compte autant des magasins de fourrures qu'une compagnie bancaire. Voilà qui sera formateur pour l'ingénieur Zaleski, qui croisera d'ailleurs, à cette époque, Claude Bébéar et Valéry Giscard d'Estaing.

Le voilà consultant, notamment pour ses premières amours, les compagnies minières. L'une de ses missions de consulting l'amène à réclamer le paiement d'une cargaison de minerai de fer au sidérurgiste italien Carlo Tassara. Zaleski est séduit par les qualités du personnel, mais consterné par la gestion de l'entreprise. Il conseille sa direction et permet de redresser le groupe, dont il devient l'un des principaux actionnaires. Et s'installera définitivement en Italie du Nord.

Carlo Tassara, ce sont des usines en Italie du Nord et en Asie, mais aussi 13% du capital du groupe minier et métallurgique français Eramet (nickel et manganèse), 11% de l'opérateur énergétique italien Montedison et des petites participations dans des banques et assureurs italiens.

L'épisode Arcelor
A partir du milieu des années 90, Carlo Tassara est devenue une machine à cash. Comme les obligations d'Etat voient leur rendement fléchir, Zaleski s'intéresse à la Bourse, et épluche des comptes. Ce sera d'abord un groupe italien mêlant sidérurgie et énergie, Falck-Sondel. 300 millions d'euros de plus-value. Puis Edison :1,4 milliard d'euros. Puis en 2006 Arcelor, convoité par l'indien Mittal, alors que le russe Severstal se voyait en chevalier blanc. Allié à François Pinault, Romain Zaleski soutient l'opération de Lakshmi Mittal. Et empoche au passage 400 millions d'euros.

Challenges évalue ses actifs à 14 milliards d'euros. Zaleski objecte que tout n'est pas à lui, et que Carlo Tassara est endettée à hauteur de 7 milliards d'euros. Il ne vit pas comme un nabab, mode de vie qu'il a en horreur, et vole sur des compagnies low cost.

Dernièrement, le voilà entré au capital de Vinci dans le sillage de François Pinault. Faites chauffer les calculettes !


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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