L'actualité des Barons de la Bourse

Romain Zaleski lâche du lest dans le dossier Intesa Sanpaolo
Zonebourse.com, le 11/05/2009
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

(Zonebourse.com) - Dans les jours qui viennent, Romain Zaleski sera à Juan-les-Pins. Voudrait-il prendre de l'avance sur son bronzage ? Prépare-t-il discrètement un raid sur une multinationale ? Non, car ce n'est pas l'homme d'affaires mais le capitaine de l'équipe de France de bridge qui se rendra au festival annuel de ce jeu de cartes si prisé des esprits fins. En attendant, « L'homme qui secoue l'Italie » comme l'avait surnommé Business Week il y a quelques années, doit se désengager de certains actifs pour plaire à ses créanciers. Première étape : Intesa Sanpaolo.

Réagir plutôt que subir
Romain Zaleski, à travers sa holding Carlo Tassara SpA, a réduit sensiblement son engagement dans la principale banque italienne, Intesa Sanpaolo. Entre fin mars et aujourd'hui, sa participation est tombée de 4,6 à 2,5% du capital.

En fait, le mouvement de l'homme d'affaire français n'est pas étonnant : plusieurs des actionnaires majeurs d'Intesa Sanpaolo ont voulu procéder à des ajustements après l'annonce d'un pacte entre le Crédit Agricole et l'assureur Generali, qui détiennent respectivement 5,82% et 5,07% du capital d'Intesa.

Ainsi, l'actionnaire principal, Compagnia de Sanpaolo, a annoncé sa volonté d'augmenter sa participation, de 7,96% à 9,89%, en reprenant une partie des titres détenus par la banque Barclays.

Un pacte qui intrigue les observateurs
L'accord Crédit Agricole-Generali prévoit trois éléments clefs : la définition d'une position commune sur les décisions qui concerneront leurs intérêts stratégiques respectifs ; la possibilité de présenter une liste de candidats communs lors de la désignation du prochain conseil de surveillance d'Intesa Sanpaolo ; et la possibilité de proposer un candidat pour siéger au directoire de la banque.

L'annonce de ce pacte, qui n'impose rien en termes de conservation ou de cession d'actions, a semé le trouble dans les milieux financiers italiens. La position du Crédit Agricole a notamment surpris, la banque ayant jusqu'ici donné plutôt le sentiment de vouloir se désengager.

Pour la Banque Verte, il s'agirait en premier lieu d'anticiper sur l'évolution d'un investissement majeur. Les 5,82% détenus par le Crédit Agricole ont vu leur valeur de marché passer de 3,6 milliards d'euros fin 2007, à 1,7 milliard fin 2008, soit une baisse de 58%.

Les limites de l'effet de levier
Les cessions d'actifs décidés par Zaleski doivent lui permettre de refinancer son endettement de 5,4 milliards d'euros dans le cadre d'un accord passé avec ses banques. Un petit bémol à la stratégie mise en œuvre depuis des années par le Français, qui utilise largement l'effet de levier de la dette pour rentabiliser des investissements souvent judicieux.

Mais début décembre, les banques ont nettement durci le ton envers Carlo Tassara. Pour rembourser BNP Paribas et RBS, Romain Zaleski s'était alors engagé à ce que la holding augmente son capital de 200 millions d'euros et cède « des options de vente utilisées pour couvrir les part dans Intesa Sanpaolo et Generali », indiquait alors L'Agefi (03/12).


Romain Zaleski lâche du lest dans le dossier Intesa Sanpaolo

Les autres titres :

Publicité

RSS

graph

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com