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Roman Abramovitch [Millhouse Capital] dans les pas de Vincent Bolloré chez Vallourec ?
PerfomanceBourse.com, le 20/09/2007
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Un investisseur de référence va-t-il en chasser un autre chez Vallourec ? Maintenant que Vincent Bolloré est presque sorti, Vallourec suscite de nouveau des convoitises venant de Russie, quand ce n'est pas d'Inde...

Vincent Bolloré a fait ses choux gras de Vallourec : à partir de 2002, il est monté au capital de l'entreprise, au point d'en devenir l'actionnaire de référence en 2004, avec environ le quart de son capital. A partir de 2005, il réduit progressivement et ne détient plus aujourd'hui que 3,97% du capital. Grosso modo, Vincent Bolloré a misé 10 pour récolter 110... Bref, le capital de Vallourec est dispersé dans le public, et la valeur OPAble. La question est : par qui ?

A en croire les rumeurs qui circulent sur le marché depuis juin, les candidats ne manquent pas. Il faut dire que le titre, qui recule de 10% depuis le 1er janvier et offre plus de 3% de rendement, est correctement plutôt attrayant.

Gazprom ? Le 13 septembre, le journal britannique The Daily Mail écrit que Gazprom serait en « discussions avancées pour prendre le contrôle de Vallourec ». « La direction du groupe [Vallourec] serait prête à accepter une offre en espèces », ajoute le Daily Mail, qui parle d'une offre à 280€.

Gazprom est principalement centrée sur l'exploitation et la distribution du gaz russe. Moscou détient 50% des parts de l'entreprise qui lui rapporte 20% de son budget. La plupart de ses filiales sont concentrées sur les hydrocarbures, mais certaines reflètent son rôle de bras financier de Moscou : médias, banque, etc. Alors pourquoi pas les tubes sans soudures de Vallourec, dont nombre de clients sont des compagnies pétrolières et gazières ?

Lukoil ? Le 13 septembre, l'AFP écrit que « l'envoyé spécial du Financial Times à la conférence de l'Opep à Vienne cite jeudi le vice-président de Lukoil en charge de la stratégie, Leonid Fedun, qui évoque le fait que la baisse des marchés boursiers a rendu les perspectives d'acquisition de sociétés en Europe de l'ouest plus faciles, sans affirmer directement qu'il souhaite en réaliser ». Lukoil est une des principales compagnies pétrolières de Russie, entièrement entre les mains de capitaux privés, dont son partenaire US, ConocoPhilips (18%).

Ou encore Roman Abramovitch ? Le nom de Roman Abramovitch (16ème fortune mondiale 2007 selon Forbes, avec 18,7 milliards de dollars) circule également. Roman Abramovitch a fait fortune en revendant les 72% de la société pétrolière russe Sibneft que détient sa holding Millhouse Capital à Gazprom – encore – en septembre 2005.

Avec les 13 milliards de dollars qu'il retire de la vente, il se lance dans la sidérurgie. Depuis 2006, il détient 41% de l'aciériste russe Evraz. Un peu plus tard, Evraz rachète son concurrent américain Oregon Steel pour 1,8 milliard d'euros. Ajouter Vallourec à cet ensemble ne serait pas absurde. Mais Abramovitch non plus n'a rien confirmé.

Reste enfin ArcelorMittal, le groupe indo-européen qui est déjà l'un des principaux fournisseurs de Vallourec. Le groupe dirigé par Lakhsmi Mittal (5ème fortune mondiale en 2007 selon Forbes, avec 32 milliards de dollars) a déjà prouvé qu'il avait de l'appétit. Son nom revient souvent dans le dossier Vallourec. A suivre...


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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