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Rupert Murdoch [News Corp] change d'avis sur la gratuité du Wall Street Journal
Zonebourse.com, le 28/01/2008
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(Zonebourse.com) - C’est un virage à 180° que prend Rupert Murdoch. Après avoir claironné qu’il envisageait de rendre disponible gratuitement le contenu du Wall Street Journal afin d’en élargir le lectorat (et les recettes publicitaires du même coup), le nouveau propriétaire du vénérable quotidien vient d’affirmer le contraire. « Le contenu réellement spécial restera sur abonnement, et, désolé de vous le dire, probablement plus cher », a-t-il déclaré au Monde (24/01) en marge du forum économique de Davos.

« Nous allons beaucoup accroître et améliorer la partie gratuite du Wall Street Journal en ligne, mais il restera une offre très solide » pour les abonnés payants », a déclaré le magnat des médias Rupert Murdoch, dont le groupe News Corp est coté en Bourse de New York. Peut être fonde-t-il ses espoirs sur la fidélité de ses abonnés, dont la moitié de ceux qui s’étaient abonnés en 1996 le sont encore aujourd’hui, une véritable exception dans le domaine de l’information en ligne. WSJ.com comptait près de 78.000 abonnés à fin août dernier.

« Op-ed » toujours en accès libre

L’un des principaux concurrents du Wall Street Journal, le New York Times, a effectué la démarche inverse : les articles publiés sur les pages dites « op-ed » (analyses, opinions et éditoriaux) sont accessibles gratuitement depuis cinq mois.

Elles étaient auparavant consultables moyennant un abonnement annuel d’environ 50 dollars. Le site du New York Times enregistre chaque mois près de 13 millions de visites quotidiennes, chiffre à relativiser avec « seulement » 227.000 abonnés aux pages Times Select.

Du volume pour attirer les annonceurs

Il s’agit de s’adapter aux comportements des internautes : ceux-ci peuvent dénicher rapidement les articles « op-ed » sur les pages de Google ou Yahoo ! Par ailleurs, le marché de la publicité dans les médias, stratégiques pour leur survie, se déplace progressivement sur les éditions électroniques des grands médias. « Les généralistes doivent miser sur le volume, donc la gratuité, afin de générer des recettes publicitaires », explique Rosental Alvès, professeur de communication à l'Université du Texas d'Austin.

« C'est l'unique modèle qui permet de rester un big player. Seules les lettres confidentielles au contenu spécifique et pointu peuvent encore se vendre sur le Net ». La « vérité », poursuit-il, est que le service Times Select « n'a pas marché », car sa logique était « absurde ».


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