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Rupert Murdoch [News Corp] en Géorgie : opération préméditée ou inconsidérée ?
PerfomanceBourse.com, le 07/11/2007
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Rupert Murdoch mise sur la fin de la « révolution des roses ». A la fin des années 90, c'est le nom de cette première « révolution colorée » qui a touché les républiques d'ex-URSS. Celle qui a vu la victoire du pro-occcidental Mikhaïl Saakachvili sur l'apparatchik – enfin un autre apparatchik – de tendance pro-russe, Edouard Chevardnadze, en 2003. Seulement voilà : mêmes les belles couleurs ont une fin. Dans la capitale géorgienne Tbilissi, 50.000 manifestants ont défilé le 2 novembre pour une libéralisation du régime.

Et pourtant, le pouvoir avait tout tenté pour décourager les manifestants : barrages de police sur les routes deux jours avant la date prévue, démentis cinglants... Rien n'y a fait : interdits de circulation routière, les manifestants sont venus à pied. Ils étaient nombreux, et c'était en partie grâce aux magnats des médias, Rupert Murdoch.

Selon le Courrier international, News Corp a acheté à l'oligarque géorgien Badri Patarkatsichvili la principale chaîne de télévision que le pouvoir ne tienne pas, Imedi. Patarkatsichvili était d'ailleurs revenu de Londres le jour même de la manifestation, le 2 novembre. « Murdoch s'aventure dans la vie politique géorgienne », titrait le Financial Times du 2 novembre.

Le FT se montre sceptique : « d'habitude, News Corp étudie soigneusement le terrain géopolitique avant d'investir sur un nouveau marché. Mais dans sa récente intervention en Géorgie, ancienne république soviétique prise dans les feux croisés des Russes et de l'Ouest, News Corp semble s'être glissé au beau milieu d'un nid de vipères ».

A la frontière Nord du pays, les Russes soutiennent les aspirations séparatistes des régions géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. Les prises de bec entre les gardes-frontières russes et ceux de Géorgie ont tendance à se multiplier ces derniers temps. Moscou n'est donc pas mécontent que le président géorgien se retrouve en difficulté face à une société civile qui réclame plus de libertés politiques, économiques, et la fin des détentions politiques... dont Mikhaïl Saakachvili nie l'existence.

Bien sûr, l'oligarque géorgien Badri Patarkatsichvili est proche de son homologue russe Boris Berezovsky, qui était aussi en fuite à Londres. Mais si Berezovsky est l'ennemi mortel de Poutine, qui l'a déclaré ennemi de l'Etat. Bref, avec Imedi, News Corp, qui a publiquement soutenu les opérations militaires américaines en Afghanistan et surtout en Irak, aide un oligarque qui menace le pro-US Saakachvili, militant de l'adhésion de la Géorgie à l'OTAN nord-américaine...

Tête à queue ou opération commerciale ? News Corp affirme qu'Imedi lui permet de mettre le pied sur le marché publicitaire du Caucase. Qui vivra verra. Mais attention au retour de bâton : les révolutions colorées (orange en Ukraine, verte en Ouzbékistan) soutenues en sous-main par les Etats-Unis ont vite tourné au vinaigre. Montée des oligarques locaux et grand retour de la Russie sont au rendez-vous, et ce ne sont pas des gages de stabilité.

Singulier, quand on sait qu'en 2003, Mikhaïl Saakachvili devait en partie sa victoire sur Chevardnadze aux fonds qu'un autre milliardaire alloue à des associations de promotion de liberté civique : George Soros.


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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