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Rupert Murdoch [News Corp] : premiers pas de sa chaîne financière Fox Business Channel
PerfomanceBourse.com, le 24/10/2007
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Et quels premiers pas... Comme il l'avait annoncé, Rupert Murdoch n'a pas créé un autre CNBC, ni le jumeau de l'austère Bloomberg TV. Fox Business Channel, la chaîne d'information financière en continu que vient de lancer le magnat des médias, apporte de la fraîcheur au secteur. La preuve, on trouve parmi ses présentatrices la très « people » Ivanka Trump, fille du promoteur immobilier Donald Trump et actrice de séries télé. Elle ne présentait pas les dernières statistiques macro-économiques, mais une émission vantant des bijoux sertis de diamant. Pas de doute, voilà qui détonne !

Rupert Murdoch reste donc fidèle à ses déclarations : faire une chaîne moins académique que la très professionnelle Bloomberg TV, et moins sérieuse que CNBC (groupe General Electric), grande chaîne d'informations financière US. Fox Business a d'ailleurs débauché un présentateur très « yuppie », Cody Willard, ancien courtier qui écrivait pour TheStreet.com – sorte de Boursorama américain – et le Financial Times. Il tient même un blog, et tranche par sa jeunesse avec les profils « senior » habituels dans ce genre de chaîne.

Fox Business se veut très décontractée : dans une rubrique « Succès », on y parle des revenus d'un skateboarder professionnel, de base ball, ... Mais elle sert ainsi son coeur de cible : faire de la finance un domaine accessible au plus vaste public possible. De toute façon, le créneau « haut de gamme » est déjà occupé : CNN s'y était cassé les dents voilà trois ans, en lançant une éphémère chaîne financière. En revanche, il n'y a personne sur le rang où opère Fox Business.

Un choix également dicté par les circonstances : le Wall Street Journal et ses 700 journalistes, que Rupert Murdoch a racheté cet été, est le fournisseur exclusif d'informations financières de CBNC jusqu'au terme du contrat en cours, soit jusqu'en 2012. Pas possible pour Murdoch de faire jouer les synergies, du moins pour l'instant. Du coup, alors que CBNC fuit la politique et les sujets légers comme la peste, Murdoch, aux penchants républicains affirmés, a déclaré qu'il se servirait des services non financiers du WSJ – non concernés par l'accord. On risque donc de parler plus politique et affaires internationales sur Fox Business que sur ses concurrentes.

Pour le moment, Fox Business n'est accessible que pour une trentaine de millions de ménages US, soit le tiers de l'audience potentielle de CNVC. Mais Rupert Murdoch, qui n'a pas lésiné sur les investissements publicitaires pour annoncer sa nouvelle chaîne, n'a pas l'intention d'en rester là. Il est à prévoir qu'une fois la chaîne rodée, News Corp mettra sur la table de quoi lui assurer un public plus large encore... De 30 millions de foyers en 2007, la chaîne devrait passer à une audience de 47 millions l'année prochaine.

Signe des temps : Fox Business s'était annoncée par des spots de publicité sur sa rivale CNBC. CNBC vient de faire la même chose sur... Fox Business.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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