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Rupert Murdoch pas forcément le bienvenu dans le monde arabe
Zonebourse.com, le 15/03/2010
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(Zonebourse.com) - En cédant plus de 9% de Rotana, un des leaders des médias au Moyen-Orient, à News Corp, le groupe de Murdoch, le prince saoudien Al-Walid ben Talal s'est attiré les foudres des milieux culturels égyptiens. Le magnat australien des médias est en effet considéré comme un partisan déclaré d'Israël.

Rupert Murdoch, propriétaire de la chaîne Fox ou du tabloïd anglais The Sun, n'a jamais caché ses positions ultraconservatrices ni son franc soutien à Israël. C'est précisément ce qui exaspère le romancier égyptien Ezzat Qamhaoui, porte-parole d'une fronde anti-Murdoch. Ce dernier s'est en effet emparé de 9% de Rotana, un des principaux groupes de divertissement au Moyen-Orient. Pire, l'homme d'affaires détient une option pour doubler cette participation dans les 18 prochains mois.

En Egypte, où Rotana constitue l'un des principaux producteurs de cinéma et possède les droits et bobines d'environ 1 300 films, le partenariat avec Murdoch est en fait vu comme un « cheval de Troie » de l'influence israélienne dans le monde arabe, et ce en toute légalité et transparence. De son côté, Jeune Afrique (11/03) se représente le magnat de la presse au Moyen-Orient comme un « loup dans la bergerie ».

Une alliance contre nature ?
« Qui a cédé 9% peut céder le reste de la compagnie. Nous sommes maintenant face à la réalité de la vente d'œuvres cinématographiques et musicales arabes à un investisseur », dont l'empire médiatique « est l'une des causes de l'image erronée du conflit arabo-israélien en Occident », poursuit M. Qamhaoui. La critique Ola al-Chafei est plus incisive encore : cette affaire « équivaut à une défaite pour le patrimoine cinématographique et artistique arabe. Murdoch entrera ainsi dans chaque maison pour imposer la normalisation avec Israël ».

En attendant, Rupert Murdoch ne s'imaginait pas qu'une simple prise de participation, dans un marché jugé prometteur, pourrait dégénérer de la sorte. Mais affaires et politique ne font pas toujours bon ménage. Reste que des voix discordantes se font entendre, suggérant que c'est plutôt la vision de Murdoch sur le monde arabe qui pourrait évoluer. Connaissant l'animal, on peut en douter...


Rupert Murdoch pas forcément le bienvenu dans le monde arabe

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