L'actualité des Barons de la Bourse

Serge Dassault [Dassault Aviation] envoie sèchement promener Rama Yade
PerfomanceBourse.com, le 13/12/2007
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

Ne jamais mêler business et sentiments. Serge Dassault a choisi la première option. L’actionnaire principal de Dassault Aviation espère concrétiser « dans les deux à trois mois » la vente de 14 Rafale à la Lybie, qui souhaite se doter d’une « force spéciale », sans doute pour accéder définitivement au rang des pays « respectables » ... Il est vrai que le sénateur de l’Essonne a été échaudé par l’échec de la vente de Rafale au Maroc, un contrat finalement remporté par les Etats-Unis. Hervé Morin, ministre de la Défense, avait à l’époque critiqué le Rafale, un avion « très sophistiqué et difficile à vendre ».

Cette fois, Serge Dassault, pourtant peu bavard publiquement veut s’assurer que personne ne viendra faire échouer ses plans. Et surtout pas une jeune secrétaire d’Etat, même celle en charge des Droits de l’Homme.

Rama Yade s’était en effet émue de la visite du Guide libyen au moment de la journée des Droits de l’Homme, invitant le colonel Kadhafi à « comprendre que notre pays n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort ». (Le Parisien, 10/12).

Cette sortie a valu à la jeune secrétaire d’Etat une convocation à l’Elysée pour un recadrage du président. Serge Dassault y est allé de son petit conseil. « Qu’elle s’occupe de ses affaires », a-t-il asséné sur Public Sénat (11/12) à l’encontre de Rama Yade. Mais ses affaires ne sont-elles pas justement constitué des droits de l'homme ?

Sarkozy meilleur VRP que Chirac, pour Dassault

Le maire de Corbeil a alors précisé sa pensée. « Il faut savoir si on veut développer l'emploi en France ou faire la morale à tout le monde (...) si on veut défendre les droits de l'Homme partout dans le monde, on arrête tous nos contrats ». Selon lui, la commande passée par la Libye devrait fournir « du travail pour un an pour 20.000 personnes ».

Serge Dassault a par ailleurs salué les méthodes commerciales du nouveau chef de l’Etat, « plus efficace », « plus volontaire » et « plus rapide » que son prédécesseur. Avant de porter le coup de grâce : « entre nous, avec Chirac, on n'a rien vendu ». En fait, après une longue amitié, les deux hommes avaient fini par se brouiller. Voilà qui n’incitait guère le second à aider le premier.

Et attention à ne pas expédier la carlingue de l'avion avant de l'avoir réellement vendu : pour l'instant, il s'agit de « négociations exclusives », c'est-à-dire de la garantie que Tripoli ne mettra pas en concurrence Dassault avec d'autres constructeurs. Le bon de commande n'est pas encore parti, et on ne sait pas grand' chose de sa nature...


Albert Frère passe à l'action en France. Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de la lettre "Les Barons de la Bourse" consacré au plus grand financier d'Europe !

Les autres titres :

Publicité

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
Lire la suite

RSS

graph

Articles les plus consultés :

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com