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Serge Dassault [GIMD, Dassault Aviation] vendrait bien des Rafale à la Suisse (Le Retour)
PerfomanceBourse.com, le 05/03/2008
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Signe des temps ou ironie de l’histoire ? Alors qu’on attendait plutôt des pays comme le Maroc, la Libye ou l’Inde pour offrir au Rafale de Dassault une première référence à l’international, c’est peut-être un pays neutre – la Suisse – qui pourrait « rafler » la mise. Le ministre français de la Défense Hervé Morin et son homologue suisse Samuel Schmid ont évoqué la semaine dernière en territoire helvétique le dossier concernant l'acquisition par l'armée suisse d'un nouvel avion de combat. Il pourrait bien s'agir du Rafale développé par Dassault Aviation depuis le milieu des années 80.

Hervé Morin s'est dit confiant sur les chances du Rafale français. Certes il avait tenu les mêmes propos plein d’espoirs lorsqu’il s’était agi du Maroc. Malheureusement l’histoire, le commerce et les relations internationales en ont décidé autrement.

Le chef du Département fédéral de la défense a déclaré pour sa part que la France – enfin, Dassault Aviation et son avion de combat « multirôles » bien difficile à exporter – disposait d’un type d'appareil correspondant aux exigences suisses. Il a toutefois souligné que, « pour des questions de transparence et d'égalité de traitement, le moment de la négociation et de la décision n'était pas encore venu ».

Redite d'une histoire ancienne ?

En février 2007 déjà, le site internet du quotidien La Tribune annonçait que Dassault Aviation allait répondre à une demande d'information de la Suisse concernant le Rafale. L'avionneur prévoyait ainsi de participer à un appel d'offre international portant sur le renouvellement de la flotte d'avions de combat de la Confédération helvétique.

Berne prévoit de remplacer d'ici quelques années sa flotte de 54 F-5 Tigers. Quatre candidats, dont le Français Dassaut pour son Rafale, sont sur les rangs. Les trois autres sont l'Américain Boeing, les Européens EADS et l'Eurofighter, et le Suédois Gripen International.

Les autorités suisses ont lancé un processus de consultation en novembre 2006 et devrait lancer officiellement l'appel d'offre en 2008 pour une décision définitive en 2008/2009 après une première présélection. Berne pourrait ainsi investir entre 3 et 4 milliards de francs suisses (2,2 milliards d'euros en milieu de fourchette) pour un nombre d'appareils compris entre 20 et 33. Le programme reste cependant soumis à son approbation par le Parlement.

Des Rafale cohabitant avec des F18 ?

Selon le communiqué de la Confédération suisse relatif au programme d'armement 2008, la flotte de F/A-18 dont disposent les Forces aériennes helvétiques est la principale composante de la défense aérienne suisse. Elle doit être préparée pour la deuxième moitié de sa durée de vie prévisionnelle de 30 ans et être adaptée au rapide développement des systèmes servant aux engagements de police et de défense aériennes.

La sauvegarde des capacités des 33 F/A-18 comporte des adaptations du matériel informatique et des logiciels aux développements technologiques les plus récents. Pour des motifs économiques, ces projets sont réalisés parallèlement à des programmes similaires d'autres nations qui exploitent le F/A-18.




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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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