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Serge Dassault [GIMD] furieux contre la DGA
PerfomanceBourse.com, le 03/12/2007
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Serge Dassault et Charles Edelstenne, le président de Dassault Aviation ne cacheraient plus leur colère envers la Délégation générale pour l'armement (DGA). Les deux dirigeants rendent en effet cette administration responsable de l'échec commercial du Rafale au Maroc, fin octobre. L'affaire est peut-être un tout petit peu plus complexe que cela, mais les propos des responsables de Dassault ne semblent pas « totalement dénués de fondements »... même s'il faut parfois faire des « incursions » dans la presse étrangère pour savoir ce qui se passe au niveau des plus hautes instances de la France... et des méthodes de négociation que ne semblent plaire ni au royaume chérifien ni aux clients saoudiens.

Personnellement impliqué dans le dossier, le roi Mohammed VI avait tranché en faveur de l'avion de combat de Dassault, opposé au F 16 américain, et avait fait part de son choix, dès le début de 2007, à Jacques Chirac, ce dernier le considérant quasiment comme son fils.

S'estimant en terrain désormais conquis, la DGA aurait profité de l'occasion pour « gonfler les ventes ». Selon les dirigeants de Dassault, les hauts-fonctionnaires auraient ainsi tenté de forcer la main des Marocains pour leur faire accepter, dans un ensemble de 2,6 milliards d'euros, tout un package comprenant bateaux de guerre et blindés, en sus des 18 Rafale.
Mais la DGA aurait eu la main « un peu trop lourde », ce qui n'a pas échappé aux acquéreurs potentiels, qui ont alors préfèré se tourner vers le groupe américain Lockheed Martin. Interrogé, l'entourage de François Lureau, le délégué général à l'armement, qui a été renouvelé en février dernier pour deux ans, se refuse à tout commentaire sur le sujet.

En Russie aussi

Mais, alors que le ministre de la défense Hervé Morin affirmait encore il y a quelques semaines nourrir « de très beaux espoirs » de parvenir à conclure plusieurs contrats avec l'Arabie saoudite, il a récemment annoncé que la France ne cherchait plus à vendre ses avions Rafale au royaume saoudien. Certes, si les propos tenus par Hervé Morin sont une jolie manière de contourner le fait que Dassault se soit fait encore une fois recaler sur ses Rafales, tel est bien le cas ... Grand gagnant dans l'affaire : la Russie qui vient de réaliser un fabuleux contrat, le site « defense-aerospace.com » titrant même : « France Loses Out as Saudis Sign $2.2 Billion Deal for Russian Helos ».

Là encore, selon les informations communiquées par le journal, l'insistance de la France à vouloir à tout prix placer des packages entiers incluant des armements dont les saoudiens n'avaient que faire ne semble pas avoir été tout à fait du goût du roi Abdallah.

Alors que les saoudiens semblaient prêts fin 2006 à signer plusieurs contrats avec la France concernant notamment 42 hélicoptères légers Fennecs, 20 avions Cougar, et 10 hélicoptères navals NFH-90, ils ont remis leur plan sine die suite à l'insistance des officiels français d'inclure dans le « package » des Rafales, plusieurs frégates FREMM, des corvettes Gowind et des chars Leclerc.


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Mercredi 16 Juillet 2008 (clôture du 15 Juillet)
L'expression « krach rampant » se fait entendre et l'on comprend ce que cela veut dire… Le CAC 40, comme les autres indices boursiers, poursuivent en effet leur descente. Depuis un an, ils chutent lentement mais sûrement. L'indice parisien a cédé la semaine dernière 5,60%, à 4 100,64 points, au plus bas depuis trois ans. Depuis le 31 décembre 2007, ce dernier a ainsi perdu 26,21%. Les raisons de cette baisse reposent toujours sur les mêmes craintes. La santé du secteur financier inquiète de plus en plus. Les deux géants US du crédit hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae ont certes été sauvé hier par le plan d'urgence des autorités américaines, mais une inquiétude laisse toujours place à une autre. La banque californienne spécialisée dans le crédit immobilier IndyMac annonçait alors sa faillite. Les propos du président de la Fed, Ben Bernanke, qui se veulent rassurant, indiquent que la Fed pourrait continuer à venir en aide aux établissements financiers en difficulté au-delà de 2008. Ce qui en dit long sur la situation actuelle. Les banques françaises ne sont pas non plus au mieux de leur forme. La Société Générale a clôturé la semaine dernière à un plus bas depuis 6 ans à 50,67 €. Le secteur automobile a été également fortement touché. Renault et Peugeot ont perdu respectivement 5,74% et 7,31%.
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