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Serge Dassault [GIMD] lorgne sur les contrats de l’armée de l’air indienne
PerfomanceBourse.com, le 04/02/2008
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Pas de doute, pour le constructeur d’avions de Serge Dassault, les pays émergents constituent bel et bien des relais de croissance. Le voyage officiel de Nicolas Sarkozy en Inde, la semaine dernière, a été l’occasion d’évoquer divers contrats, même si rien n’a été signé. Parmi les marchés qui intéressent Dassault Aviation : la flotte d’avions de combats de l’armée de l’air indienne. Mais le Pakistan, ennemi juré de l’Inde, figure aussi parmi les gros clients du groupe français...

Le patron de Dassault Aviation, Charles Edelstenne, est déjà sur les rangs : le 25 janvier dernier, il a annoncé qu’il répondrait d’ici le 3 mars prochain à un appel d’offres lancé par l’Inde. Ce dernier portera sur 126 avions de combats, d’une valeur totale de 10,2 milliards de dollars. Ch. Edelstenne a estimé que son groupe avait « de bonnes chances » d’être retenu. Et lui de rajouter : « nous avons toujours été du côté de l'Inde. (...) Nos marchés sont des pays qui veulent être indépendants des Etats-Unis, qui veulent avoir deux sources » d’approvisionnement militaire.

Fabricant des Mirage et du Rafale, Dassault Aviation n’est évidemment pas seul en lice dans ces marchés « de souveraineté » qui, on s’en doute , ont une forte coloration politique. Parmi les concurrents, citons le russe MiG, les américains Boeing et Lockheed Martin, et même d’autres européens : l’Eurofighter, concurrent européen du Rafale fabriqué par EADS pour le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. Ainsi qu’un groupe suédois, Saab AB, et son Gripen (griffon, en suédois).

Difficultés passées ?

Ce grand pays émergent a une forte tradition militaire – il s’est frotté, ces cinquante dernières années, à des Etats comme le Pakistan et la Chine. Membre historique du mouvement des pays non-alignés (ni USA, ni URSS), l’Inde a longtemps ménagé les deux. Tout en passant commandes de nombreux systèmes d’armes à l’URSS puis à la Russie, son premier fournisseur militaire devant... Israël. La France arrive en troisième position.

Si les relations indo-chinoises sont maintenant « normalisées », celles avec l’instable Pakistan restent tendues. Et la France, via des sociétés comme Dassault Aviation, Thales et EADS, fournit des armes aux deux pays... Pas facile de se positionner !

D’autant que New Delhi n’est pas un client facile. En décembre, l’Inde a annulé un contrat qu’avait remporté Eurocopter, la branche Helicoptères d’EADS, portant sur environ 200 appareils, avec une option sur cent de plus. La presse indienne avait évoqué des allégations de « corruption »...

Neuf ou occasion ?

En visite éclair la semaine passée, Nicolas Sarkozy a déclaré « regretter » cette dernière décision. Et il a ajouté que Dassault Aviation peut déjà se prévaloir de son soutien, confirmant ainsi son soutient à Serge Dassault, par ailleurs propriétaire du Figaro. En ligne de mire : d’abord la modernisation des 51 Mirage que possède l’armée indienne. En revanche, pas question du Rafale à ce stade des discussions...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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