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Stéphane Courbit [Mangas Capital, Financière LOV] prêt pour la libéralisation des jeux ligne
PerfomanceBourse.com, le 17/06/2008
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Mercredi dernier, le gouvernement français a officialisé son intention de libéraliser les jeux en ligne. Pressé par Bruxelles, il envisage de casser le monopole de la Française des Jeux et du PMU, ouvrant ainsi un marché estimé à 3 milliards d'euros annuels. Un remaniement remarquablement anticipé par quelques proches du gouvernement...

D'une part, l'ouverture de ce marché soumis actuellement à un monopole entraîne immédiatement une révision du rôle de l'état dans l'actionnariat de la Française des Jeux. L'Elysée qui détient actuellement 72% de la Française des Jeux, prévoit « une évolution radicale du capital et du management » (Les Echos). L'évolution la plus naturelle et évoquée, serait la conservation d'une part majoritaire, soit 51%. Sa valeur, dont l'estimation reste difficile, se situerait dans une fourchette de un à dix milliards d'euros.

D'autre part, de nouveaux acteurs vont pouvoir entrer sur la scène du jeu en ligne. Alain Minc, conseiller usuel du gouvernement, aurait suggéré fin 2007 à son ami Stéphane Courbit d'investir dans des domaines d'activité qui n'ont vu leur libéralisation évoquée qu'en 2008… Comme les jeux en ligne, avec le site Betclic dont Stéphane Courbit s'est porté acquéreur à 75%.

L'an prochain sera mise en place une autorité de tutelle délivrant des agréments aux nouveaux venus dans le monde des paris et jeux en ligne en France. A ce titre, le bien connu Patrick Partouche [Casino Partouche] est tout désigné comme postulant pour cette autorisation : proche lui aussi du gouvernement, il pourrait ainsi compenser la récente perte de vitesse de sa société. Et enfin le dernier candidat, le groupe français de casinos et hôtels de luxe Lucien Barriere qui souhaite également étendre sa présence aux jeux en ligne.

La décision de l'Etat peut paraître ambiguë après son durcissement de la loi sur « la fuite des capitaux », qui avait fermé les paris en provenance de France il y a moins de deux ans, arguant notamment des risques de blanchiment d'argent et de triche sportive avec ferveur. Finalement pas si ambiguë, si on considère la manœuvre comme une réappropriation de ce juteux commerce immatériel.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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