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Stéphane Courbit [Mangas Capital] mise sur les jeux en ligne avec Marcel Desailly
PerfomanceBourse.com, le 11/12/2007
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Homme de télévision, Stéphane Courbit est également un homme d'affaires. Et il le prouve avec la montée en puissance de son fonds d'investissement Mangas Capital. Avec une règle : miser sur les secteurs économiques s'ouvrant à la concurrence. Cela tombe bien : la France accuse un certain retard en la matière, tout spécialement dans le domaine des jeux d'argent. Sur les conseils d'Alain Minc, voilà Stéphane Courbit parti à la conquête de la roulette en ligne...

Pour mémoire, Stéphane Courbit est l'ancien patron de la société de production audiovisuelle Endemol France, connue pour ses émissions de téléréalité comme Loft Story et Star Academy. Une bonne affaire : lors de la revente de la société à l'opérateur téléphonique espagnol Telefonica, il est réputé avoir réalité une coquette plus-value de 450 millions d'euros.

Et il doit lui en rester encore un peu, puisqu'il a décidé de créer récemment son propre fonds d'investissement, appelé Mangas Capital. Mise de départ : 250 millions, ce qui lui permettrait – après effet de levier – de mobiliser aux environs d'un milliard d'euros. Objectif du fonds : miser sur les secteurs qui ne s'ouvrent que maintenant à la concurrence.

Il a commencé par miser sur le récent marché de l'énergie en prenant des parts dans Direct Energie, un opérateur alternatif dont Robert Louis-Dreyfus, qui dirige le groupe familial du même nom, est l'actionnaire majoritaire. Il n'a pas négligé l'univers des médias et le domaine de l'Internet.

Courbit, les jeux et... Marcel Desailly

Et justement. Selon des sources de presse, c'est l'un des conseillers de la moitié des patrons du CAC 40, l'incontournable Alain Minc, qui l'aurait incité à se positionner sur le secteur des jeux en ligne. Un sujet d'actualité, puisque la Commission européenne somme la France de respecter la directive imposant la concurrence aux monopoles que sont la Française des jeux et le vénérable PMU.

Selon Capital.fr, c'est chose faite, ou presque : Courbit serait sur le point de finaliser le rachat de la société britannique BetClick Ltd, spécialisée dans les paris sportifs en ligne, mais aussi dans les jeux d'argent comme le poker et les traditionnels jeux d'argent de casino. Le droit anglais est en la matière en avance sur celui en vigueur en France. De plus, BetClick est déjà titulaire d'une licence lui permettant d'exploiter des gens d'argent en ligne en toute légalité, notamment dans des sports collectifs comme le football, le rugby et... même le so British cricket, ainsi que pour tenir des casinos virtuels.

BetClick dispose d'un sponsor qui devrait lui assurer une certaine notoriété : le footballeur Marcel Desailly, qui faisait partie de l'équipe de France qui a gagné la Coupe du monde 1998 ainsi que le tournoi de l’Euro 2000. Espérons qu'il sortira les bons numéros pour Stéphane Courbit !


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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