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Steve Ballmer [Microsoft] va-t-il racheter le fabricant de périphériques suisse Logitech ?
PerfomanceBourse.com, le 11/01/2008
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Alors que l’ère de Bill Gates à la tête de Microsoft touche à sa fin, ce n’est pas pour autant que le plus gros producteur de logiciels au monde manque d’ambition. Ou d’appétit, mais attention : cela ne veut pas dire que Microsoft va avaler n'importe quoi. Jeudi matin en Bourse de Zurich, l’action Logitech s’est envolée, prenant jusqu’à 14% à 39,46 francs suisses vers 10 heures. L'action a même été plusieurs fois suspendue. En cause : des rumeurs de marché selon lesquelles le géant américain Microsoft rachèterait le suisse. Info ou intox ?

Basé dans le canton de Vaud, à Romanel sur Morges, Logitech est bien connu des amateurs de périphériques « haut de gamme » pour ordinateurs : souris, claviers, webcams, le tout avec un design dernier cri, et un service après-vente très suisse.

La rumeur est d'une rare précision : elle évoque une offre de Microsoft à 48 francs suisses par action, ce qui valorise Logitech à 10 milliards de francs (6 milliards d'euros), alors que sa valeur actuelle est de 7 milliards de francs suisses environ.

Fin de non recevoir du patron de Logitech

Daniel Borrel, fondateur du groupe en 1981 et son P-DG depuis 1988, n'est pas emballé du tout. Et son opinion compte, puisqu'il fait partie aussi des grands actionnaires du groupe, avec 6% des parts de Logitech.

« Je suis l'un des cofondateurs de Logitech. Auriez-vous envie de vendre votre enfant ? » a déclaré Daniel Borel, un brin lyrique. « Je n'ai aucune raison de vendre, mais de toute façon je ne suis pas le seul à décider », a-t-il ajouté, indiquant qu'il n'a pas les moyens d'empêcher un rachat à lui tout seul.

Borel n'a pas commenté la rumeur de Microsoft. « Les rumeurs sont des rumeurs », a-t-il ajouté. Et il a conclu en indiquant que Logitech « croît gentiment et par dessus tout, a une vision forte de son avenir ».

Quel intérêt ?

Parlons clair : Microsoft est un grand nom des logiciels – le software –, alors que Logitech est un grand nom du matériel – le hardware. Certes, Microsoft a tendance a fabriquer des périphériques. Soit. Mais c'est loin d'être son coeur d'activité.

Cité par le journal suisse Le Temps (11/01), un analyste de Vontobel se montre dubitatif. «Je n'accorde que peu de crédit à cette rumeur » indique Michael Foeth, « dont la source est inconnue, comme souvent dans de pareils cas. Quel intérêt aurait Microsoft à acquérir Logitech et à se renforcer dans le secteur des périphériques ? ».

L'analyste poursuit : « Les logiciels, la recherche et la publicité sont ses points forts, et la vente de souris et de claviers ne représente qu'une part minime de ses activités. Je ne vois pas pourquoi Microsoft diluerait ses marges en se renforçant dans les périphériques. Et ce même si celles de Logitech sont plus importantes que les siennes dans le domaine du hardware ».


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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