L'actualité des Barons de la Bourse

Steve Jobs [Apple] : le McBook Air dézingué par Business Week
PerfomanceBourse.com, le 15/02/2008
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

Steve Jobs, le très médiatique patron d’Apple aurait-il été tant ébloui par les feux de la rampe qu’il en oublierait l’essentiel : qu’un produit doit certes répondre à un besoin mais avant tout offrir des fonctionnalités justifiant son prix, à moins de basculer dans le monde du luxe et de la mode, soumis lui à d’autres règles marketing. C’est en tout cas l’opinion – très critique – exposée par le journaliste Stephen Wildstrom, dans les colonnes de Business Week à propos du McBook Air.

Tel Adam devant Eve, le magazine américain semble tout d’abord hésiter à laisser parler son cœur ou sa raison devant les nouveaux atours de la pomme. Ayant finalement décidé de goûter au fruit, considérant que le MacBook Air est certes le plus beau et le plus séduisant des ordinateurs jamais conçus, Business Week s’interroge rapidement sur son utilité. Et c’est là que le bât blesse.

Outil de travail versus objet d'art

« On lui demande avant tout d'être un outil de travail, pas un objet d'art », tel est le constat lapidaire du journal, résumant en quelques mots l’impression de « vide » laissé par le nouveau rejeton de la firme ; écrit Stephen Wildstrom.

« Or le design minimaliste de cet ultraportable a contraint son fabricant à négliger trop de fonctionnalités » précise également le media britannique, sans quartier pour la pomme.

Certes, « l’objet » revêt tout de même quelques atouts : le boîtier incroyablement fin du MacBook Air renferme un portable plus performant qu'il ne semble possible. Il est doté d'un écran de 13,3 pouces, d'un clavier de taille normale, d'un processeur d'une puissance raisonnable. Avec un premier prix très concurrentiel de 1.799 dollars US (1.212 euros) aux États-Unis et de 1.699 dollars en Europe, il semble taillé pour l'aventure, affirme même le journal. Semble être, certes… mais n’est pas, et toute la différence est là…

Sorties minimalistes ?

Car, « le boîtier si chic du MacBook Air est fait d'une seule feuille d'aluminium et doté d'une petite trappe qui cache une prise casque, une prise de raccordement pour projecteur ou moniteur externe et un unique port USB » précise le journal, estimant que Steve Jobs s’est montré un peu trop « chiche » sur ce point là.

« Apple a fait deux choix de design critiquables qui pourraient limiter l'attrait de cet appareil à un tout petit groupe d'utilisateurs pour lequel seule la mobilité prime » précise également Business Week. « Le fait d'avoir scellé la batterie dans le boîtier permet de gagner en espace et en poids, mais interdit l'usage d'une seconde batterie », selon lui.

Deuxième point faible du portable : seule la connexion en mode Wifi est offerte. Or, cette technologie est loin d'être généralisée, elle est même souvent indisponible dans les chambres d'hôtel, pourtant un lieu où nombre d’hommes et femmes d’affaires sont habitués à travailler.

Certes une jolie chose que ce joujou de luxe proposé par Apple. Mais pour Stephen Wildstrom, « il faudra soupeser les désagréments causés par tout ce qu'Apple a choisi de ne pas inclure ». « Si la société avait intégré ces éléments, le MacBook Air n'aurait sans doute pas été aussi parfait esthétiquement, mais il aurait été plus attirant, tant d'un point de vue rationnel qu'émotionnel ».

La crise des subprime et la crainte d’une récession aux Etats-Unis auraient-elles eu l’effet positif de ramener les consommateurs à des comportements plus « raisonnés » ? Qui sait…

A toute chose, malheur est bon…


Albert Frère passe à l'action en France. Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de la lettre "Les Barons de la Bourse" consacré au plus grand financier d'Europe !

Les autres titres :

Publicité

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
Lire la suite

RSS

graph

Articles les plus consultés :

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com