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Vincent Bolloré [Bolloré] renonce à reprendre AP France avec Bertrand Eveno
PerfomanceBourse.com, le 24/04/2008
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Vincent Bolloré nourrissait de grandes ambitions dans les médias. Déjà propriétaire de la chaîne de télévision Direct 8 et des quotidiens (gratuits) Matin Plus et Direct Soir, l'homme d'affaires lorgnait le service français d'Associated Press (AP). Il s'était associé à Bertrand Eveno pour soumettre une offre de reprise. Les salariés d'AP France ont rejeté cette offre, au risque de s'auto-dissoudre.

Le projet de l'industriel et du président de l'Agence France Presse (AFP) prévoyait la création d'une nouvelle entité détenue à 60% par Bertrand Eveno et à 40% par le groupe Bolloré. Le « Petit Poucet » des agences de presse en France, comme le surnommait Le Canard Enchaîné il y a quelques semaines (13/02/2007) n'affiche pourtant pas un profil reluisant : AP France a perdu 25 de ses 31 abonnés de presse quotidienne nationale depuis 1983, et ne compterait que 39 clients en tout et pour tout, affirmait à l'époque l'hebdomadaire satirique. Pis, le service français d'AP perd 1,5 million d'euros par an.

Un projet « ni sérieux, ni financé »
Bolloré et Eveno ont donc été éconduits par la rédaction d'AP France, qui a rendu publique une lettre ouverte adressée au président de l'AFP. Dans un style plutôt virulent, le service français de l'agence de presse américaine souligne que « le projet de reprise présenté par Bertrand Eveno n'est ni sérieux, ni solide, ni financé » et demande le retrait de l'offre. Ce que vient d'accepter Bertrand Eveno.

Selon Pierre-Yves Glass, directeur du service français d'AP, les repreneurs potentiels ont été « effrayés » par le « comportement » du personnel qui a refusé de s'entretenir avec eux et qui a rédigé, en réponse à leurs propositions, des communiqués selon lui « incendiaires, insultants et diffamatoires ».

Vers la fin d'AP France ?
Se déclarant « stupéfaite » de la réaction de ses salariés, la direction d'AP France regrette « profondément » cette décision. « En bloquant cette vente, vous obligez Associated Press, dans un contexte concurrentiel et économique très difficile, à envisager de fermer le service », a-t-elle écrit à la rédaction.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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