L'actualité des Barons de la Bourse

Vincent Bolloré [Bolloré], roi des télécoms sans fil à la patte ?
PerfomanceBourse.com, le 28/11/2007
envoyerEnvoyer à un amiimprimerImprimeraccueilRetour accueil

Cela fait presque dix ans que Vincent Bolloré et le conglomérat qui porte son nom ont investi – au sens propre comme au figuré – le monde des médias. On sait qu'il détient presque le tiers du capital de deux publicitaires européennes, la française Havas et l'anglaise Aegis. Les passes d'armes entre la direction d'Aegis et Bolloré ont même cessé de surprendre... On aurait presque oublié que Vincent Bolloré est également titulaire d'une douzaine de licences WiMax et l'actionnaire principal de Wifirst, un fournisseur d'accès à Intenet par Wifi. Pas de doute : Bolloré est aussi un opérateur télécom du futur. C'est à dire sans fil.

En 2005, le groupe Bolloré a raflé 12 licences régionales sur 22 permettant l'exploitation en France de réseaux de télécommunication utilisant la norme Wimax. Schématiquement, il s'agit d'une sorte de Wifi de nouvelle génération dont la portée et le débit sont nettement supérieurs. Ces licences ont coûté 79 millions d'euros à Bolloré Télécoms, structure dans laquelle une filiale d'aéroports de Paris, Hub Telecom, détient 10% des parts.

A l'époque, Bolloré pense lancer ses premières offres Wimax en 2007, selon la législation, et n'attend pas l'équilibre financier de l'activité avant 2014. Apparemment, le projet a pris un peu de retard. Mais ce n'est pas du découragement : les équipes techniques travaillent d'arrache-pied à un prochain lancement commercial.

En 2006, Bolloré Telecom prend 45% du capital de Winfirst, un petit fournisseur d'accès à Internet particulier : il ne propose que de l'Internet par ondes Wifi, le standard « pré-Wimax ». Cette petite société avait été fondée en 2002 par un jeune ingénieur des télécoms passant par Polytechnique, Marc Taïeb, devenu DG de Bolloré Telecom. L'idée est de faire le lien entre une technologie de l'Internet mobile qui marche déjà – le Wifi – et celle qui la remplacera bientôt en offrant des performances supérieures – le Wimax.

Selon le Figaro (25/11), Bolloré Telecom vise aussi le Wimax sur le continent africain, partant du principe confirmé que les pays dotés d'infrastructures de télécoms fixes peu performantes... offrent de meilleures perspectives pour les opérateurs mobiles, qu'ils soient GSM, Wifi ou Wimax. En clair : pas la peine de déployer un réseau de fil de cuivre là où il n'y en a pas. Autant passer directement aux standards de la génération suivante. Les performances des opérateurs de télécoms mobiles dans les pays émergents plaident vigoureusement en ce sens...

Croissance économique

Pour ceux qui l'auraient oublié, pour Vincent Bolloré, un sou est un sou. Il est parti avec relativement peu dans le monde de l'Internet mobile. Les licences Wimax ne lui ont pas coûté très cher: 80 millions d'euros environ pour le droit d'émettre dans 54% des régions françaises.... C'est le déploiement du réseau Wimax qui constituera le plus gros investissement, évalué en 2006 de 300 à 500 millions d'euros (Challenges, septembre 2006). Winfirst non plus ne l'aura pas ruiné : lors de l'entrée de Bolloré, Winfirst était valorisé 8 millions d'euros (Les Echos, 21/09/06). Et il s'agissait d'une augmentation de capital, donc d'un investissement d'expansion.

Bolloré Telecom compte pour l'instant 25 salariés, selon le Figaro. Ce chiffre devrait doubler en 2008. Autant dire que ce sera largement soutenable pour le groupe familial breton de 30.000 salariés...


Albert Frère passe à l'action en France. Découvrez dès maintenant le nouveau numéro de la lettre "Les Barons de la Bourse" consacré au plus grand financier d'Europe !

Les autres titres :

Publicité

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
Lire la suite

RSS

graph

Articles les plus consultés :

Ils font l'actualité PerformanceBourse.com