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Vincent Bolloré [Havas] critique les résultats d’Aegis
PerfomanceBourse.com, le 23/09/2007
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Vincent Bolloré est breton, et ce n'est sans doute pas un hasard s'il est opiniâtre. Sa dernière marotte : les médias et la publicité, en vertu de laquelle il détient - entre autres - presque le tiers d'Havas et autant d'Aegis. Maintenant président du conseil d'administration d'Havas, Bolloré s'était fâché avec le management de la publicitaire française, avant de lui indiquer la porte. Les choses semblent se répéter avec Aegis.

Aegis, le groupe d'achats publicitaires britannique, a publié ses résultats pour le premier semestre. Sur la période, ses ventes affichent une croissance organique de presque 10%, soit deux fois mieux que les performances de ses concurrents, assure sa direction. En termes bruts, le chiffre d'affaires semestriel d'Aegis prend 7,7% à 499 millions de livres et son bénéfice avant impôts de 8,7% à 41,3 millions.

En revanche, son bénéfice net a reculé de 18% à 26 millions de sterlings. Les comptes du publicitaire britannique sont effectivement pénalisés par des effets de changes négatifs, à hauteur de 10% sur la parité dollar-sterling et de 1,8% sur l'euro-sterling.

Ces chiffres dépassent le consensus des investisseurs : Aegis fait donc mieux que ce qu'avait prévu le marché.

Mais voilà : l'opinion du marché n'est pas celle de Vincent Bolloré. Ce dernier, qui détient 29,86% du capital de l'anglais depuis la fin du mois d'août, a fait savoir à Dow Jones Newswire qu'il était « déçu du résultat net d'Aegis au premier semestre 2007, qui est seulement de 26 millions de livres ».

Cette critique - une nouveauté de la part de Vincent Bolloré - est le dernier épisode de la lutte opposant l'homme d'affaires breton au groupe britannique. En effet, Bolloré monte parallèlement au capital de la publicitaire française Havas, dont il détient 31% des parts et assure la présidence du conseil d'administration.

Vincent Bolloré ne cesse de réclamer des sièges au conseil d'administration d'Aegis, contrepartie de son imposante participation. Ce que la direction du groupe britannique lui refuse systématiquement, au motif qu'Havas est un concurrent direct d'Aegis, et qu'il ne saurait être question qu'une même personne exerce indirectement des responsabilités exécutives dans les deux groupes.

En attendant, selon le droit britannique, Vincent Bolloré est plus proche que jamais des 30% du capital, seuil à partir duquel le droit britannique impose de lancer une OPA. A suivre...


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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