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Vincent Bolloré [HAVAS] sponsorise des transfuges de Publicis
PerfomanceBourse.com, le 12/10/2007
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Non, il ne s'agira pas dans cet article des Forces Françaises Libres ni de Seconde guerre mondiale. FFL est aussi l'acronyme de « Fred, Farid & Lambert », suivant les noms des trois fondateurs de cette agence de publicité : Frédéric Raillard, Farid Mokart et Christophe Lambert. Ils ont célébré le premier anniversaire de leur indépendance le 9 octobre dernier. Indépendance qui a commencé, voilà un an, par leur démission de Publicis.

Christophe Lambert – sans lien aucun avec l'acteur – était tout de même à la tête de Publicis Conseil France quand ses deux acolytes s'occupaient de Marcel, l'une des filiales du groupe dirigé par Maurice Lévy. A l'époque, le patron de Publicis avait qualifié ces départs de « peu conforme aux codes du métier ».

Coup dur pour Publicis ? Jusque là, ce n'est qu'une série de démissions. Sauf que la nouvelle agence créée et contrôlée par les trois compères est également détenue à 30% par... Vincent Bolloré, premier actionnaire de grands concurrents de Publicis, Havas et Aegis.

L'année passée, au Figaro, Vincent Bolloré tentait d'arrondir les angles : « c'est Antoine Bernheim [le président des Generali] qui m'a prévenu de leur décision de quitter Publicis, où ils n'étaient, semble-t-il, pas contents du traitement qui leur était réservé, en particulier depuis l'annonce des dernières nominations au sein du groupe. Que les choses soient claires : nous n'avons débauché personne ! Lorsque je les ai rencontrés, le week-end dernier, ils avaient déjà décidé de partir ». « Il n'y a pas de guerre avec Publicis », ajoutait l'homme d'affaires breton, qui tient à préciser qu'il s'agit d'un investissement personnel.

Les fondateurs, qui emploient déjà plus de cinquante personnes et comptent plus de vingt clients (L'Oréal, 1664, Cacharel Parfums, Diesel Jeans...) après neuf mois d'existence, estiment qu'ils sont partis « d'une page blanche ». Comprendre : ils ont laissé leur armes et bagages chez Publicis, et revendiquent partir de zéro. « Nous avions prévu d'être à l'équilibre dès notre premier exercice. Nous serons finalement profitables », indiquent les fondateurs au Figaro.

Et après ? A en croire Vincent Bolloré l'année passée, pas question que FFL rejoigne les participations publicitaires de son groupe : « l'agence FFL n'a donc pas vocation à rejoindre un jour le groupe Havas ? » questionnait le Figaro en octobre 2006. « En aucun cas », a répliqué Bolloré. « Je souhaite d'ailleurs que ma participation dans le capital de leur agence (...) reste minoritaire ».

Pour l'instant, l'objectif 2008 de FFL est de « doubler sa marge brute ». Et de trouver de nouveaux locaux, les 700 m2 de l'avenue Hoche devenant exigus pour autant de monde...


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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