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Vincent Bolloré [Bolloré], l'homme qui voulait rouler à l'électricité avec batScap
PerfomanceBourse.com, le 05/10/2007
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Vincent Bolloré apprécie particulièrement les valeurs publicitaires – mais pas forcément leurs dirigeants... –, les instituts de sondages (CSA), les licences WiMax, la presse gratuite, voire, à terme, ces journaux qu'on achète. C'est entendu. Mais l'actualité du groupe Bolloré résume mal les activités éminemment diversifiées de ses filiales. Bien loin des médias, le groupe contrôle batScap, une curieuse société spécialisée dans... les batteries de nouvelle génération.

C'est la preuve que Vincent Bolloré entend maintenir un pied dans le domaine industriel. Basée à Quimper, batScap a été créée en 2001 par le groupe Bolloré, avec l'aide d'EDF qui détient 20% de son capital. Son objectif : « développer et industrialiser des batteries au lithium métal polymère et des supercapacités ».

Rappelons qu'un des métiers historiques du groupe familial est d'une part les papiers ultrafins – par exemple, le papier à rouler OCB porte en filigrane la marque « Bolloré » –, et... les films plastiques destinés aux équipements énergétiques et à l'emballage. Sa Division Films plastiques se classe, selon le groupe Bolloré, numéro un mondial de son secteur.

Atteindre et se maintenir à un tel niveau suppose de se doter de capacités de recherche et développement conséquentes. Et justement, incidemment, les chercheurs des Films plastiques ont fait quelques découvertes qui ont servi de base à batScap.

C'est un peu technique mais de la sorte, Bolloré développe des batteries composées de métaux et de polymères qui permettent d'envisager du stockage d'énergie à haute performance. Bref, des batteries mieux que les batteries. Pour mémoire, on estime que la moitié du plomb extrait mondialement termine sans les batteries de voitures. Mais le plomb est toxique, et son usage est progressivement restreint par les normes environnementales. Bolloré travaille donc sur le marché des batteries de voitures.

Mais le renchérissement rapide du pétrole – le baril de brut a pris 30% depuis le 1er janvier – et la pollution automobile incite à trouver aussi des motorisations alternatives. Cela n'a pas échappé à batScap, qui développe une gamme de « batteries de surcapacités » destinées, elles, à la propulsion ou à l'amélioration des rendements énergétiques des tramways, un mode de transport qui a le vent en poupe.

Outre les transports collectifs, batScap vise également la voiture électrique : il a un projet en la matière, baptisé blueCar. Et il avance. Vincent Bolloré a récemment déclaré aux Echos que « les prototypes développés disposent d'une autonomie de 250 km, et une même batterie a une durée de vie de 250.000 km ».

batScap, qui vient de passer en phase de « production », devrait pouvoir fournir 15.000 batteries par an d'ici 2011. Et des discussions avec des constructeurs automobiles sont déjà en cours : « nous ne souhaitons pas seulement vendre des batteries, mais être partenaires d'un constructeur », a déclaré l'homme d'affaires breton...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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