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Vladimir Potanine [Interros] pourra-t-il vendre Rosbank à la Société Générale ?
PerfomanceBourse.com, le 11/12/2007
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Société Générale pourrait voir ses projets de développement contrariés en Russie. Le holding Rosoboronexport (ROE), qui chapeaute l’ensemble des exportateurs d’armes russes, tente de convaincre Moscou de revenir sur le schéma prévu : l'année dernière, la holding Interros, dirigée par l'oligarque Vladimir Potanine, avait cédé un bloc de 20% du capital de Rosbank. Petit plus : une option exerçable d'ici 2008 lui permettant d'en prendre le contrôle. Mais voilà : le marchand d'armes n'est pas emballé par l'idée de voir passer entre des mains étrangères une banque qui contribue notablement au financement de ses exportations de matériel militaire...

En effet, Rosoboronexport tente de revenir sur l'autorisation permettant à la banque française à monter à 50 % du capital (plus une voix) de Rosbank. ROE a exprimé ses « craintes » que Société Générale n’accède à des « secrets d’Etat » en mettant la main sur Rosbank, selon l’édition du quotidien russe Vedomosti daté du 7 décembre.

Environ 7 % du portefeuille de la dixième banque russe (en termes d’actifs gérés) correspond en effet à des clients appartenant à la sphère de l’armement. De son côté, Société Générale a « bien l’intention de respecter (ses) engagements contractuels avec Interros », un holding très diversifié qui détient actuellement 69,9 % de Rosbank.

ROE, dirigé par Sergueï Techemzov, un proche de Vladimir Poutine avec qui il était en poste au KGB en Allemagne de l’Est, entend mettre la main sur Rosbank faute de mieux : Sergueï Techemzov est en froid avec le patron de Sberbank et la VTB vient d’être transformée en corporation d’Etat.

L’option scission ?

Néanmoins, la ficelle semble un peu grosse pour véritablement inquiéter la banque française dirigée par Daniel Bouton. Très présente en Europe centrale et orientale, la Société Générale entend bien poursuivre son implantation dans ces pays européens émergents de « l'étranger proche ». La SG est d'ailleurs en discussions avec Rosbank depuis maintenant trois ans et n’a jamais été si près du but.

Reste une autre alternative, qui pour l'instant n'est qu'une hypothèse : scinder Rosbank en deux lots. L’activité de banque de détail forte de 800 agences reviendrait à la Société Générale, alors que la Banque de financement continuerait de vivre sa vie.

Une sorte de lot de consolation. A suivre...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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