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Warren Buffett [Berkshire Hathaway] à la conquête de l'Europe
PerfomanceBourse.com, le 07/05/2008
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La perte imposable de 1,68 milliard de dollars essuyée par Berkshire Hathaway sur son portefeuille de produits dérivés a provoqué une chute vertigineuse (- 65%) de son bénéfice sur un an : de 1,68 milliard de dollars dégagés au 1er trimestre 2007, le bénéfice n'atteint plus « que » 607 millions un an plus tard. Souhaitant diversifier les revenus de son groupe en réduisant son exposition au dollar pour faire et face à la rareté des opportunités outre-Atlantique, l'homme le plus riche du monde veut investir en Europe.

« Il y a beaucoup de propriétaires d'entreprises familiales qui existent depuis deux, trois ou quatre générations et qui veulent monétiser leur investissement mais qui souhaitent continuer de faire progresser leur entreprise. On veut se proposer comme une alternative aux fonds d'investissement qui achètent des compagnies et qui en transforment la propriété et la vocation. On veut être leur meilleur allié », a-t-il expliqué lors de l'assemblée générale de Berkshire Hathaway, qui a rassemblé près de 31.000 actionnaires. Warren Buffett pensait peut être à la famille Mars, qui va racheter le leader mondial de la confiserie Wrigleys pour 23 milliards de dollars en numéraire, dont 4,4 milliards apportés par… Berkshire Hathaway.

Il fut également question de la crise financière, l'occasion pour Warren Buffett de saluer le travail de la Réserve fédérale et son rôle dans le sauvetage de la banque Bear Stearns. Selon lui, la Banque centrale américaine n'avait d'autre choix que de garantir les 30 milliards $ d'actifs de la banque d'affaires en difficulté et empêcher une crise mondiale. Son bras droit Charlie Munger a en revanche chargé les financiers de Wall Street, coupables à ses yeux d'avoir abusé de produits sophistiqués comme les CDO ou les ABS.

L'âge du capitaine en question
L'AG de Berkshire Hathaway fut une nouvelle fois l'occasion d'évoquer la succession de l'homme le plus riche du monde, âgé de 77 ans, tout comme celle de Charlie Munger (84 ans). « On a déjà identifié deux ou trois candidats qui pourront me remplacer à titre de président et chef de la direction », a-t-il lancé à l'assemblée. « Il n'y a aucune inquiétude à ce sujet. On a aussi identifié quatre candidats qui pourraient prendre le poste de chef des investissements. Il s'agit de quatre personnes qui occupent des postes importants, qui sont indépendantes de fortune », a-t-il précisé. Le milliardaire a toutefois laissé ouverte la possibilité que plusieurs chefs des investissements soient nommés par le conseil d'administration pour lui succéder.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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