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Warren Buffett [Berkshire Hathaway] au secours de la banque d’affaires Bear Stearns ?
PerfomanceBourse.com, le 28/09/2007
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C'est le New York Times (NYT) du 26 septembre qui l'affirme, sous la plume de son journaliste Landon Thomas Jr ; la banque d'affaires américaine Bear Stearns, l'une des premières victimes des « subprimes » (prêts immobiliers à risque), serait en train d'appeler des investisseurs à l'aide. Après que l'un d'entre eux, Joseph Lewis, se soit invité au capital de la société... Il faut dire que lors du troisième trimestre, le bénéfice net de Bear Sterns a chuté de 61%, et que sa valeur en Bourse avait perdu, il y a encore quelques jours, le tiers de sa valeur depuis le début de l'année.

La réputation de la banque avait particulièrement pâti de l'effondrement de deux de ses « hedge funds » très exposés aux créances titrisées que les ménages américains ont bien du mal à rembourser. Et son activité de courtage souffre de la contraction du marché du crédit.

Son patron, James Cayne, est en première ligne. L'un des premiers scénarios qui vient à l'esprit pour une financière en difficulté est l'apport d'argent frais via une augmentation de capital. Reste à savoir à quel prix. Selon le NYT, « James Cayne exige traditionnellement une prime élevée pour les investisseurs extérieurs, parfois jusqu'à 40% ». Mais il n'est plus aujourd'hui en position de force.

Que veut faire Bear Stearns de cet argent ? La banque reste très exposée au marché déliquescent des crédits hypothécaires US, et aurait bien besoin de relais de croissance « à l'outre-mer », par exemple en Asie, suggère le journal. Suite au coup de tabac de cet été, l'association avec un partenaire financier reconnu ne serait pas de trop.

Quelle forme va prendre l'opération ? Elle passera probablement par l'émission d'obligations convertibles en actions, comme tel avait le cas lorsque Bank of America avait repris des parts du courtier hypothécaire Countrywide, le mois dernier, à hauteur de 2 milliards de dollars. Il s'agirait donc d'une opération différente que celle menée par le milliardaire britannique Joseph Lewis (Tavistock Group), qui s'est assuré en début de mois de 7% du capital de Bear en les achetant directement sur le marché boursier.

Enfin, qui serait intéressé ? Le New York Times cite beaucoup de noms : les banques chinoises Citic (Hong Kong) et la China Construction Bank (Chine continentale), Bank of America, Wachovia, et enfin... Warren Buffett, le fameux « sage d'Omaha » et sa holding Berkshire Hathaway. On rappellera aussi que des rumeurs de contacts entre Warren Buffett et Cayne avaient déjà couru début septembre.

Si l'on remonte dans le temps, après la crise boursière de 1987, le « sage d'Omaha » s'était invité au capital de du courtier Salomon Brothers. Avant d'en débarquer l'équipe dirigeante, engluée dans des scandales à répétition, d'être contraint d'en reprendre la direction par intérim. Warren Buffett avait revendu le tout en 1997.


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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