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Warren Buffett [Berkshire Hathaway] demandé au rayon sous-vêtements féminins
PerfomanceBourse.com, le 16/11/2007
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Le magazine Time demande des choses curieuses au milliardaire américain Warren Buffett : « Warren Buffett, ajustez mon soutien-gorge » est le titre donné par la chroniqueuse Belinda Luscombe à l'un de ses articles (daté du 02/11). L'article se termine par un propos qui, à tout le moins, pourrait passer pour futile : « Warren », écrit la chroniqueuse, « je vous en supplie, pensez aujourd'hui à nos poitrines pendant quelques minutes. Je sais que vous pouvez le faire ». Et pourtant, le sujet est de plus sérieux.

« Les femmes d'Amérique ont besoin de vous », selon la supplique de Belinda Luscombe. A l'en croire, il n'est rien de pire pour une femme que de passer par la cabine d'essayage des boutiques et rayons de sous-vêtements. « Chaque jour dans cette grande nation qui est la nôtre, des femmes sont contraintes de s'enfermer dans des cabines mal éclairées aux rideaux approximatifs pour trouver un soutien-gorge qui leur convient. Rares sont celles qui y parviennent. Warren, ce martyr ne terminera donc jamais ? ».

Damned. Pour nous y retrouver, rappelons que le holding de Berkshire Hathaway a racheté, en 2002, le fabricant de vêtements « Fruit of the Loom ». C'est une entreprise plutôt âgée : elle remonte au milieu du XIXème siècle et aux plantations de coton triomphantes de l'Amérique d'alors. Misant un peu trop sur la production américaine, la société se place sous la protection de la loi sur les faillites au début des années 2000. Warren Buffett la rachète début 2002, pour environ 835 millions de dollars. Buffett a redressé Fruit of the Loom, qui fabrique notamment... des sous-vêtements.

Quel est l'âge des sous-vêtements ?

Voilà l'objet de l'appel, de Belinda Luscombe, qui indique attendre patiemment dans l'espoir que Warren Buffett ait la même illumination qu'Herminie Cadolle, cette française qui réduisit le rigide corset qui enserrait les femmes en « corselet gorge » soutenu par des bretelles. La journaliste invite également Buffett a suivre l'exemple d'Ida Rosenthal, qui durant l'entre-deux guerres a lancé les soutien-gorge de différentes tailles. Puis l'idée fut récupérée aux Etats-Unis par un certain Warners, qui « décida que la plupart des femmes trouveraient leur compte avec des tailles allant de A à D ».

C'était dans les années 20 et en dépit de quelques adaptations (comme l'ajout de tailles intermédiaires), c'est toujours le système en vigueur aux Etats-Unis. Mais voilà, demande la journaliste à Buffett : « portez-vous des sous-vêtements vieux de 80 ans ? ».

En plus, nous avons déjà la technologie des « sous-vêtements de troisième génération », indique-t-elle : « cette année, des chercheurs de Hong Kong ont publié un article dans la Revue internationale d'ergonomie industrielle – une publication que doit compter au nombre de vos livres de chevet ». Verdict : 70% des femmes britanniques portent des soutien-gorge qui ne leur convient pas. Les chinois préconisent donc d'utiliser non pas deux mesures pour concevoir un bonnet, mais 98. Et c'est cette méthode qui va être utilisée pour le marché de masse de Chine.

Berkshire Hathaway dans la « 3G » des sous-vêtements ?

Bref, peste la journaliste, les chinoises vont bientôt disposer de soutien-gorges d'une technologie (!!) supérieure à celle en vigueur aux Etats-Unis, de surcroît plus adaptés à la morphologie féminine. « Où est donc passé votre patriotisme ? » demande la chroniqueuse à Warren, lui intimant presque l'ordre d'aller de l'avant : « fabriquer des soutien-gorge qui conviennent aux femmes n'est pas seulement mieux pour leur confiance en soi, c'est aussi bon pour les affaires » !


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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