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Warren Buffett [Berkshire Hathaway] en action : contre la Chine, mais pour la Corée
PerfomanceBourse.com, le 26/10/2007
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La « pythie d'Omaha » a parlé : comme le milliardaire hong-kongais Li Ka-shing en mai dernier, le milliardaire américain Warren Buffett estime aujourd'hui que les actions de Chine continentale sont bien trop chères. Heureusement, les actions d'un pays asiatique trouvent grâce aux yeux d'un des investisseurs les plus avisés du moment : la Corée du Sud. Le patron du holding Berkshire Hathaway est actuellement en tournée mondiale, un peu comme une rock star. Sauf qu'il ne vient pas chercher l'acclamation du public, mais des actions dignes d'être achetées.

Sept places séparent le chinois de Hong Kong de l'américain du Nebraska : Warren Buffett est à la tête de la deuxième fortune mondiale (52 milliards de dollars), selon Forbes, quand Li Ka-shing se classe au neuvième rang (23 milliards), grâce à ses holdings Cheung Kong et Hutchison Whampoa. En revanche, sur les actions de Chine populaire, leurs avis convergent.

Rappelez-vous : fin mai dernier, l'agence d'informations financières Bloomberg rapportait des propos de Li Ka-shing. « Il doit y avoir une bulle sur les actions chinoises », disait-il en substance. « En tant que Chinois, je suis inquiet de l'état des marchés d'actions de Chine », a-t-il déclaré à la presse, rejoignant ainsi l'opinion exprimée quelques jours plus tôt par des officiels de la banque centrale de Pékin.

Depuis lors, les actions chinoises ont cependant refusé de baisser. Bien au contraire ! Le principal indice d'action de la Bourse de Shangai a été multiplié par plus de deux depuis le premier janvier, et par cinq depuis 2006.

A tel point que Warren Buffett a déclaré le 24 octobre que « le marché en demande trop ». En tournée asiatique où il inspecte les installations de la société métallurgique israélienne Iscar Metalworking, la première acquisition non américaine de Berkshire, il a confirmé qu'il « va continuer à regarder » si des placements sont possibles, mais il « doute de pouvoir dénicher quelque chose [de bon marché] ».

Ce n'est pas faute d'argent : Berkshire Hathaway dispose de 47 milliards de dollars d'espèces, mais son patron peine à trouver des placements qui lui agréent. Vu l'importance de la holding, l'américain n'est pas à la recherche d'une petite participation, mais d'une cible d'importance. La seule manière d'influer sur la valeur de l'entreprise, selon lui.

Quid des rumeurs lui prêtant un intérêt sur China Life Insurance ? Ce n'est qu'une rumeur, a démenti Buffett. « Nous n’avons rien contre cette compagnie, c’est seulement qu’elle ne figure pas sur nos radars », a-t-il indiqué.

Buffett au pays du matin calme
Après la Chine, Warren Buffett s'est rendu en Corée du Sud. Il a commencé par rappeler ses souvenirs d'ancien combattant : « quand je me suis intéressé à la Bourse de Corée, voilà quatre ans, il s'agissait de loin du marché le plus attractif au monde ». Berkshire a des intérêts dans certaines sociétés de Corée du Sud. « Nous avons bénéficié de la hausse du won [devise sud-coréenne, NDLR] contre le dollar », a indiqué Buffett.

A la Bourse de Séoul, l'indice Kospi a gagné plus de 35% cette année, mais « je ne pense pas qu'il y ait une bulle », a indiqué l'américain.

Par ailleurs, Buffett en a profité pour prodiguer ces leçons dont il a le secret : « la diversification est une protection contre l’ignorance. Si vous comprenez les activités et achetez à des prix attrayants, il n’y a pas vraiment beaucoup de risques », a-t-il déclaré à la presse.


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Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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