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Warren Buffett [Berkshire Hathaway] lorgne des PME familiales en Europe
PerfomanceBourse.com, le 28/05/2008
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De passage en Europe pour une tournée, l'investisseur américain veut mieux se faire connaître sur le Vieux Continent pour y investir une partie du trésor de guerre de son holding, estimé à environ 35 milliards de dollars. L'homme le plus riche du monde, âgé de 77 ans, n'est pas pressé. « N'attendez pas un deal avant la fin de la semaine, a-t-il glissé au quotidien suisse Le Temps (21/05). Je serai chanceux si j'en conclus un dans deux ans ».

Il s'agit pour Berkshire Hathaway de réduire la dépendance de son portefeuille aux Etats-Unis. L'oracle d'Omaha s'intéresse aux PME familiales européennes à la recherche de partenaire stratégique. « Plus les sociétés sont grosses, mieux ce sera. C'est indispensable si l'on veut que les acquisitions aient un impact significatif sur les comptes de Berkshire », se justifie-t-il dans Les Echos (21/05).

Ses cibles potentielles devront exercer des activités compréhensibles et leur mangement devra être en place, croit savoir le quotidien.

Pas d'étape en France
Au cours d'une étape en Suisse, le Baron de la Bourse Warren Buffet a indiqué qu'il pourrait s'offrir une banque. « J'ai besoin de connaître le banquier », a-t-il précisé. Connait-il Marcel Ospel, patron d'UBS, banque européenne la plus touchée par la crise du subprime avec plus de 18 milliards de dollars d'actifs dépréciés ? Il connait en revanche Jacques Aigrain, le patron de l'assureur Swis Re dont il possède 3% du capital. Ce qui ne l'a pas empêché d'égratigner les banques d'affaires pour avoir failli à leur responsabilité au cours de la crise. « On ne peut accepter des fonds d'autres personnes sans accepter en même temps d'être responsables des risques », a-t-il lancé.

Le milliardaire américain lorgne également du côté de Rolex et du secteur de l'énergie. A noter que si Warren Buffet est passé par Lausanne, Madrid, Milan et Francfort, il n'a pas jugé bon de passer par Paris...


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La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 5 novembre 2008 (clôture du 4 novembre)
Après une chute dont la rapidité s'est accentuée en septembre, les marchés boursiers semblent se rapprocher de leur point bas. Si la volatilité reste de mise, les grands indices tendent à se stabiliser. Sur les quinze derniers jours, le Dow Jones gagne 3,16% à New-York et le CAC 40 parisien 1,5%, autour de respectivement 9.500 et 3.500 points. Les investisseurs semblent s'habituer à la tendance récessive de l'économie, alors que la panique financière semble maintenant jugulée par les plans coordonnés des différents Etats. Attention : certes, le marché monétaire sur lesquelles les banques accèdent aux ressources dont elles se serviront, avec leurs dépôts, pour accorder des prêts, a retrouvé une certaine activité. Mais il reste cher et tendu. En dépit de leurs discours officiels, les banques se montrent frileuses quant à l'octroi de nouveaux crédits à leurs clients. En cette fin d'année, ménages et entreprises devront compter sur un soutien réduit de leur banque dans la mise en œuvre de leurs projets.
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