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Biographie de Albert Frère

Parti de rien, sans diplôme (la légende veut qu'il ait commencé à vendre des clous), Albert Frère fit, dès l'âge de 30 ans, l'acquisition d'entreprises actives dans la sidérurgie wallonne, en particulier dans la région de Charleroi. Dès la fin des années 1940, il construit les bases de sa fortune sur le commerce de l’acier, puis sur la sidérurgie et particulièrement CARLAM. Notamment, Albert Frère vendit de l'acier dans les pays communistes apres la guerre de Corée, profitant des prix élevés et de la pénurie, selon son biographe José-Alain Fralon. Lorsque s'est annoncée dès la fin des années 1970 la crise de l'acier, il vendit ses entreprises sidérurgiques à l'État belge.

Après l’acier, il réinvestit alors le capital libéré en s'intéressant à la banque, l’assurance, l’énergie, les médias... Il crée en 1981, avec l'aide du financier canadien Paul Desmarais, le holding suisse Pargesa, profitant du chaos crée par les nationalisations du Gouvernement socialiste de Pierre Mauroy.

Albert Frère achète en 1982 le Groupe Bruxelles Lambert (GBL). GBL est en 2005 détenteur de participations dans Bertelsmann (à hauteur de 25,1 %) qu'il va vendre le premier juillet 2006 pour 4,5 milliards d'euros, la compagnie pétrolière Total (à hauteur de 3,6 %), le groupe financier et industriel Suez (à hauteur de 7,2 % ; 8,3% en 2006), le groupe de materiaux Imérys (à hauteur de 26,4 %) et le cimentier Lafarge (15%), dans lequel sa participation monte sensiblement depuis la fin de 2005. Entre 1986 et l'été 2004, il a pris, via sa société CNP, le contrôle des éditions Dupuis, depuis revendues au groupe MediaParticipation.

En 2007, la fortune d'Albert Frère était estimée à 3.1 milliard d'euros. Frère est le seul Belge (et donc le seul Wallon) présent dans la liste des personnalités les plus riches du monde, établie par le magazine Forbes. Fin 2005, il rachète le groupe de restauration Flo à Jean-Paul Bucher. Il fut annobli et nommé baron par le roi Albert II de Belgique en 1994.

Très influent dans les cénacles de la finance parisienne, le baron Frère, qui se partage entre Paris et Gerpinnes, cultive aussi un goût éclectique pour les œuvres d’art et les grands crus. Il a récemment pris pied dans le prestigieux groupe Taittinger. Albert Frère est membre du Jockey Club de Paris et proche de Bernard Arnault, le PDG du groupe LVMH.


Source : Wikipedia

 

Actualités récentes de Albert Frère

 

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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