Actualité Performance Bourse

Biographie de François Gontier

A 39 ans, François Gontier s'est fait connaitre en prenant le contrôle de plusieurs sociétés dont le cours de Bourse ne reflétait pas à son sens la valeur de l'entreprise. Il est aujourd'hui P-DG de Duc et de Electricité et eaux de Madagascar (EEM).

Un « activiste actionnarial » avant l’heure
François Gontier fait partie des « raiders » de la place financière de Paris. Au début des années 90, François Gontier est un proche du financier franco-américain Guy Wyser-Pratte, un investisseur activiste. Une bonne école ! Quelques années plus tard, il prend la majorité du capital du holding Verneuil Participations (ex-Transports de Nice), véhicule d’investissement d’un autre « raider », Hughes de Lasteyrie, qui ne s’est pas remis d’un pari erroné sur l’action Rhodia.

MM. Wyser-Pratte et Gontier n’ont pas laissé un bon souvenir à Henri Lachmann, futur patron de Schneider Electric qui présidait alors Strafor Facom, fabricant d’outils et de mobilier de bureau. C’était en 1996 : les deux compères s’invitent au capital de Strafor Facom et bousculent sa direction, exigeant la scission des deux métiers du groupe. Cette pratique est bien connue aujourd’hui sous la dénomination d’« activisme actionnarial » agressif, mais en 1996, voilà des choses qui « ne se faisaient pas » dans le capitalisme parisien...

Alors âgé de 28 ans, le patron de Verneuil déclare (L’Expansion, 05/12/96) :« il s'agit tout simplement de faire passer le message selon lequel les sociétés appartiennent à leurs actionnaires et non à leurs dirigeants ». Selon François Gontier, la séparation (« spin off ») de Strafor de Facom serait créatrice de valeur pour l’actionnaire. Et elle finira par arriver, plus-values à la clé.

Le tandem Wyser-Pratte-Gontier s’en prend à d’autres valeurs somnolentes de la Bourse de Paris : Siparex, De Dietrich, et Cerus, holding française de l’italien Carlo De Benedetti ; sous la houlette d’Alain Minc et du patron d’Olivetti, en 1988, Cerus sera à l’origine d’une OPA catastrophique sur la Générale de Belgique. N’est pas activiste qui veut...

En 1998, les deux hommes s’invitent au capital du holding coté des Taittinger, mais François Gontier finit par revendre ses titres à la famille. C’est la fin de l’alliance entre les deux financiers. En 2000, avec un nouvel associé – François Doulcet – que l’on retrouve aux postes de direction dans ses divers holdings, il débarque chez Duc et y restera. Il aura moins de chance chez Guyenne & Gascogne, à la même époque. On ne peut pas gagner à tous les coups... En 2002, il prend la présidence et une partie du capital d’EEM.

On le reverra ensuite sur Eurotunnel, en 2003, au moment du « putsch ». Entre autres dossiers dont la plupart se soldent pas une belle plus-value. S’il ne confond pas Bourse et casino, cela ne l’empêche de miser aussi sur les jeux : son holding Verneuil est présent au capital de la Société française de casinos (anciennement La Tête dans les Nuages), et lui siège au conseil d’administration.

Faites vos jeux...

 

Actualités récentes de François Gontier

 

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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