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Biographie de Francois Pinault

Né d'un père marchand de bois et paysan, François Pinault quitte l'école à 16 ans avec un mépris durable pour les diplômes et l'establishment. Après avoir effectué son service militaire en Algérie en 1962, il rencontre Louise Gautier, la fille du marchand de bois fournisseur de la scierie de son père et se fait embaucher par celui-ci. Après son mariage en 1960 (qui va durer 5 ans), il reprend l'entreprise et la renomme Établissements Pinault, avec l'appui de son beau-père et l'aide du Crédit Lyonnais (renommé LCL depuis). Il développe rapidement son activité et en 1970, il rachète des dizaines d'entreprises du secteur.

Il devient peu à peu financier et fait fortune grâce à la spéculation sur le marché du sucre en 1974. Selon Pierre-Angel Gay et Caroline Monnot, c'est son premier gros coup. Il joue sur un « tuyau » que lui fournit Roland Gadala, administrateur de Peugeot et de Saint-Gobain. Ce dernier le présentera ensuite à Jean Garnier, qui, à son tour, spéculera sur le sucre, mais avec moins de succès, semble-t-il, que François Pinault. En 1973, il vend Pinault Distribution pour 80 millions de francs au groupe britannique Venesta. La politique l'intéresse. Il choisit alors de se rapprocher des jeunes Républicains indépendants, dont le patron à Rennes, est Jean-Marie Le Chevallier, futur maire du Front national à Toulon. Il s'engage en faveur de l'élection de Valéry Giscard d'Estaing.

Il poursuit ses acquisitions, essentiellement d'entreprises proche du dépôt de bilan en bénéficiant d'une loi avantageuse qui lui permet de dégager rapidement des plus values.

Il rencontre Jacques Chirac en novembre 1981, par l'intermédiaire de Michel Giraud, président du conseil régional d'Île-de-France, dont il va devenir un des amis les plus proches en l'aidant par des rachats d'entreprises en Corrèze. En 1983, Ambroise Roux, ancien patron de la Compagnie générale d'électricité (aujourd'hui Alcatel), le parraine pour entrer à l'Association française des entreprises privées (AFEP). Il achète, en 1987, 75 % du capital de la Chapelle Darblay, numéro un français du papier journal. Il revend en 1990 et empoche au passage une plus-value de 525 millions de francs.

Il croise aussi sur son chemin Bernard Arnault, autre grand financier, et lui rachète Conforama. À la fin des années 1980, il fait entrer Pinault SA sur le marché boursier grâce à un groupe d'investisseurs institutionnels (AGF, Barclays et LCL).

Ces opérations boursières lui permettent de racheter les grands magasins du Printemps en 1991 et le vendeur par correspondance la Redoute. En 1992, il crée Artémis, le holding patrimonial destiné à accueillir certaines participations.

En 1994, c'est la fusion de la Redoute avec Pinault-Printemps. Le nouveau groupe prend le nom de PPR. Il devient propriétaire de la Fnac en 1994, du magazine Le Point en 1997, de 16 % de Bouygues, de la maison de ventes aux enchères Christie's en 1998.

En 1995, il appuie auprès de Jacques Chirac le choix du Breton Loïk Le Floch-Prigent pour la présidence de la SNCF. C'est à ce moment qu'il se lance dans le luxe pour tenter de concurrencer son adversaire Bernard Arnault en rachetant 60 % de la maison de luxe Gucci. En 2007, son fils à la tête du groupe PPR lance une OPA sur Puma (un groupe allemand possédé par la famille Herz) pour environ 5 milliards d'euros, afin de le recentrer sur la mode accessible à tous.

Il est également propriétaire du Stade rennais Football Club, club de football professionnel de Rennes évoluant en Ligue 1.

La capitalisation boursière de PPR, qu'il contrôle à hauteur de 43 % via la holding Artémis, est de 17 milliards d'euros le 8 avril 2007. En 2006, il possède ainsi la 75e fortune mondiale et la 25e fortune européenne (hors Russie) avec une fortune personnelle estimée à 5,4 milliards d'euros (7 milliards de dollars US).

Depuis 2001, il transmet progressivement les rênes de son empire à son fils François-Henri Pinault (né le 28 mai 1962 et diplômé de HEC en 1985), pour se consacrer pleinement à sa passion, l'art contemporain.

François Pinault prend goût à l'art moderne et contemporain à la fin des années 1980, sans avoir la moindre formation ou connaissance sur le sujet au départ. Il constituera dans les années 1990 la plus importante collection privée d'art contemporain en France, et l'une des toutes premières dans le monde. En 1998, il réalise une acquisition majeure avec le rachat de la maison britannique de ventes au enchères Christie's, qui l'installe comme un des principaux acteurs mondiaux du marché de l'art. L'émulation/compétition avec Bernard Arnault, le patron de LVMH, participe probablement à l'ampleur des acquisitions qu'il réalise auprès des grands artistes et plasticiens contemporains.

En 2005, il achète le Palazzo Grassi, ex-propriété de la famille Agnelli puis de FIAT, situé à Venise sur les bords du Grand Canal, et y ouvre au public sa première exposition d'art contemporain. Il décide en mai 2006 de présenter une partie de sa collection personnelle, après avoir abandonné en 2004 un projet de construction, lancé en 1999, d'un musée sur l'île Seguin à Boulogne-Billancourt à cause de « délais administratifs trop longs » à son goût. En mai 2007, il obtient un accord de principe pour l'achat et les travaux de la Douane de Venise, qui deviendra une extension de ses collections présentées au Palazzo Grassi. L'architecte Tadao Ando devrait réaliser le projet architectural, et Jean-Jacques Aillagon organiser l'ensemble du projet muséal sur Venise.


Source : Wikipedia

 

Actualités récentes de Francois Pinault

 

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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