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Biographie de Kirk Kerkorian

Né en 1917 en Californie de parents réfugiés arméniens, celui que l’on surnomme « Le Lion tranquille » ou plus prosaïquement « Captain’ Kirk », de son vrai nom Kerkor Kerkorian, est - selon certains - un des derniers modèles en circulation du self made man à l’américaine. D’après le magazine Forbes, Kirk Kerkorian se place - en 2007 - 31ème de la fameuse liste des milliardaires, avec une fortune estimée à près de 15 milliards de dollars.

PDG du studio de cinéma Metro-Goldwyn-Mayer et du groupe d'hôtels-casinos MGM Mirage, il est également le principal actionnaire (9,9 %) de General Motors. Il est d'ailleurs à l'origine d'un projet de rapprochement entre General Motors et Renault-Nissan. En avril dernier, le milliardaire américain Kirk Kerkorian propose de racheter le constructeur automobile Chrysler pour 4,5 milliards de dollars.

« Quand vous êtes un self made-man, vous commencez très tôt dans la vie. Dans mon cas, c’était à neuf ans que j’ai commencé à rapporter de l’argent à la maison », rapporte fièrement Kirk Kerkorian.

Après avoir quitté l’école à 13 ans pour débuter une « carrière » de laveur de carreaux, puis de boxeur professionnel, il devient rapidement le roi du poker, se gardant bien de faire sauter la banque, pour plutôt la mettre une bonne fois pour toute de son côté.

Peu intéressé par les avions au début de sa vie, Kerkorian finit par apprendre à piloter en six mois en 1940, puis s’engage dans la Royal Air Force pendant la seconde guerre mondiale. Après la guerre, il achète un petit avion, un Cessna, à 5000 dollars qui doit lui servir à former des pilotes et qu’il utilise également pour transporter des voyageurs de Los Angeles à Las Vegas.

En 1947, à 30 ans, il rachète une petite société charter appelée Los Angeles Air Service qu’il rebaptise « Trans International Airlines » pour 60 000 dollars. La compagnie transporte les habitués et les aficionados des casinos de Los Angeles à Las Vegas, une ville qui se transforme rapidement en paradis du jeu aux Etats-Unis et qui deviendra connue de la planète entière. La compagnie devient la première compagnie de service Charter aux Etats-Unis. En 1965, l’entreprise est cotée en bourse. En 1968, elle est revendue pour plus de 100 millions de dollars à Trans-America Corporation : la fortune de Kerkorian prend « forme ».

Après l’aviation, Kerkorian se lance dans l’immobilier. Percevant le potentiel de Las Vegas, il acquiert des terrains dans la ville. Il loue au Caesar Palace un terrain de 320 hectares acquis pour un peu moins d’un million de dollars. Le terrain sera revendu en 1968 et lui aura rapporté au total quelques 9 millions de dollars.

Grâce à l’argent de la vente et à ses actions, Kerkorian acquiert d’autres terrains et embauche Fred Benninger, un jeune architecte. Les résultats de la collaboration entre les deux hommes seront des hôtels tels que le « Paradise Hotel » qui est en 1967 le plus grand hôtel du monde, ou encore « l’International Hotel » en 1969 qui comptera plus de 1512 chambres et 30 étages. Les deux hôtels seront revendus à la chaîne Hilton en 1970.

En février 69, les actions de International Leisure, la société qui comprenait les hôtels étaient cotées à 5 dollars l’action, quelques mois plus tard elles en valaient 50.

Ne souhaitant pas « se contenter » d’être le premier casinotier américain, le « roi de Las Vegas » monte une holding, Tracinda (Tracinda comme Tracy et Linda, du nom de ses deux filles), avec laquelle il achète et revend quatre fois le célèbre studio hollywoodien Metro Goldwin Meyer.

C’est courant 1969 que Kerkorian s’intéresse à l’industrie du cinéma, pour finir début 70 par devenir propriétaire des studios MGM qui sont alors en phase de déclin. Il ouvre en 1973 le MGM « Grand Hotel » & casino. D’un coût 107 millions de dollars, 26 étages, 2084 chambres, c’est alors le plus grand hôtel du monde.

En 1986, Kerkorian revend plusieurs chaînes hôtelières parmi lesquelles les MGM Grand Hotel pour 594 millions de dollars en même temps que les studios MGM sont revendus à Ted Turner. Qui les revend quelques mois plus tard à Kerkorian. Ce dernier revendra encore les studios MGM deux fois, la dernière dans un deal à 5 milliards de dollars auquel ont pris part Sony, le géant du câble américain Comcast et trois firmes de Private Equity.

Kerkorian s’est aussi approché de l’industrie automobile en entrant dans le capital de Chrysler en 1995, atteignant jusqu’à 15 %. Affirmant à son entrée qu’il serait un « investisseur passif » il tenta finalement de racheter la compagnie, mais son offre fut bloquée par le conseil d’administration, avant que celui-ci n’accepte quelques temps plus tard une offre de DaimlerBenz.

En mai 2005, Kerkorian a augmenté sa part dans le capital de General Motors à plus de 9,5 %. Puis en septembre 2006, a de nouveau occupé le devant de la scène en étant le principal promoteur d’un rapprochement entre l’américain General Motors et Nissan, sous la houlette de Carlos Ghosn, une proposition finalement rejetée par le top management du géant américain de l’automobile.

Toujours attiré par l’industrie automobile, Kirk Kerkorian refait parler de lui au début de printemps 2007. Il a en effet posé sa candidature au rachat de Chrysler, pour 4,5 milliards de dollars en cash. Il n’est cependant pas seul sur le coup puisque l’équipementier canadien Magna International, ou les fonds d’investissement Cerberus et Blackstone s’intéressent de très près à Chrysler.

Capitaliste redoutable, « Captain’ Kirk » dépense également sans compter pour « la patrie » (l’Arménie) : la fondation Lincy, qu’il a créée dans ce but, a versé ces dix dernières années 170 millions de dollars pour financer la rénovation des routes et autres infrastructures arméniennes.

Il faut dire que la première langue pratiquée à la maison des Kerkorian fut l’arménien. « Bien que nous soyons nés aux Etats-Unis, notre première langue était l’arménien. Nous n’avons appris l’anglais que lorsque nous avons commencé à fréquenter d’autres enfants dans le quartier » racontera Kerkorian.

Selon la presse arménienne, certains ne sont pas loin de penser qu’une statue de Kirk Kerkorian pourrait un jour remplacer dans la capitale arménienne celle de Lénine, abattue en 1991 quand l’Arménie est devenue indépendante.

Signe de son importance et de son influence au sein de la diaspora arménienne : si le Premier ministre d’Arménie s’est rendu vendredi 19 octobre 2007 à la rédaction du quotidien américain « Los Angeles Times » afin de dialoguer avec les lecteurs du journal - dans un contexte très tendu entre les Etats-Unis et la Turquie concernant le génocide arménien - il a également tenu a rencontrer la direction de la fondation Lincy.

 

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Mercredi 31 Juillet 2008 (clôture du 30 Juillet)
La reprise des marchés actions se confirme. La baisse des cours du pétrole soulage les investisseurs qui anticipent désormais un rebond de la consommation. Sur les deux dernières semaines, les principales places mondiales ont regagné du terrain. Le CAC40 a enregistré un gain salvateur de 6,39% soit 259 points. Les autres places européennes ne sont pas en reste. A Francfort, le Dax s'est adjugé 5,21%, soit 317 points tandis qu'à Londres, le Footsie a grimpé de 2,84%, soit 147 points. Le rebond des indices américains explique en partie la bonne tenue des places européennes. A Wall Street, le Dow Jones s'est regonflé de 295 points, soit une variation positive de 2,7%, le Nasdaq a progressé de 4,39% et le Standard & Poor's de 2,8%.

La principale raison au sursaut enregistré par les marchés actions est la baisse du prix du pétrole. Le baril, livraison septembre, qui sert désormais de référence, est revenu autour des 120 dollars après deux mois de flambée en mai et juin et un pic à 147,50 dollars courant juillet. La cherté de l'or noir a considérablement réduit la demande mondiale. Mais l'accalmie pourrait être de courte durée. D'ores et déjà, les cours repartent à la hausse face aux inquiétudes persistantes sur le programme nucléaire iranien et aux tensions politiques et sociales au Nigéria.
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