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Biographie de Romain Zaleski

Romain Zaleski est né dans une famille d'immigrés polonais, d'un père, Zygmunt, professeur de lettres polonaises à la Sorbonne, et d'une mère, médecin militaire. Résistants, il a été déporté à Buchenwald, avant d'être décoré par Charles De Gaulle. Sa mère est arrêtée par la Gestapo à Varsovie en 1944 tandis que son frère cadet, devenu ingénieur au CEA, s'engage également contre le nazisme.

Obtenant l'accessit en maths et en physique au concours général de 1951 et un mention très bien au bac, Romain Zaleski entre à l'École Polytechnique (X1953) et est diplômé de l'École nationale supérieure des mines de Paris (1958). Il entre dans la haute fonction publique, et participe à la fin des années 1960 à plusieurs cabinets ministériels, dont celui de François-Xavier Ortoli, ministre de l'Industrie.

En 1972, il quitte le service de l'État, pour intégrer puis diriger le groupe financier (Compagnie internationale de banque) et de luxe (fourrures) Révillon. À la fin des années 1970, il devient trésorier de l'UDF.

Contraint de quitter Révillon en 1979, il devient consultant de la Comilog, pour le compte de laquelle il entre en contact le sidérurgiste italien Carlo Tassara, créancier de l'exploitant minier franco-gabonais, et au bord du dépôt de bilan. Après avoir lui avoir évité le dépôt de bilan, il entre dans le capital de la société italienne puis en prend le contrôle en 1984. Il en fait une holding de droit luxembourgeois et se spécialise à partir de 1994 dans le secteur de l'exploitation et de la transformation des métaux, ainsi que dans la banque.

Il commence par investir les bénéfices de Carlo Tassara dans le capital du troisième producteur italien d'électricité, Falck-Sondel. Il en détient 38,7% quand il s'oppose en 1996 à l'OPA de Compart, cédant finalement trois ans plus tard ses parts avec une plus-value de 300 millions d'euros, qu'il investit aussitôt dans le nouveau groupe énergétique. En 2001, il s'associe à EDF et Fiat dans l'OPA hostile sur l'italien Montedison. En 2005, il cède ses 20% du capital de ItalEnergiaBis à l'entreprise française pour un milliard d'euros.

En achetant 7,4 % du capital d'Arcelor, il est devenu le premier actionnaire du sidérurgiste européen, et l'homme clé dans l'OPA de Mittal Steel sur Arcelor donnant sa préférence à l'indien contre le russe Severstal.

Membre du conseil d'administration du groupe Arcelor-Mittal et vice-président du holding italien Mittel, il détient à travers sa holding 13% du groupe Eramet, 11% d'Edison et 3% de Vinci. Deuxième actionnaire de la banque Intesa-San Paolo, à hauteur de 6%, il a acquis en novembre 2007 plus de 2% de Mediabanca et Generali.

Évaluant son capital familial financier à 9 173 M€, Challenges le classe 5e plus grosse fortune française en 2007. De part sa seul fortune personnelle (environ 2 milliards d'Euros), il est le 13e milliardaire français et 488e mondial selon le classement de Forbes. Pour autant, il reste très discret, résidant en Italie depuis 1991 une villa de la banlieue de Milan.


Source : Wikipedia

 

Actualités récentes de Romain Zaleski

 

La chronique bimensuelle de Performance Bourse


Mercredi 16 Juillet 2008 (clôture du 15 Juillet)
L'expression « krach rampant » se fait entendre et l'on comprend ce que cela veut dire… Le CAC 40, comme les autres indices boursiers, poursuivent en effet leur descente. Depuis un an, ils chutent lentement mais sûrement. L'indice parisien a cédé la semaine dernière 5,60%, à 4 100,64 points, au plus bas depuis trois ans. Depuis le 31 décembre 2007, ce dernier a ainsi perdu 26,21%. Les raisons de cette baisse reposent toujours sur les mêmes craintes. La santé du secteur financier inquiète de plus en plus. Les deux géants US du crédit hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae ont certes été sauvé hier par le plan d'urgence des autorités américaines, mais une inquiétude laisse toujours place à une autre. La banque californienne spécialisée dans le crédit immobilier IndyMac annonçait alors sa faillite. Les propos du président de la Fed, Ben Bernanke, qui se veulent rassurant, indiquent que la Fed pourrait continuer à venir en aide aux établissements financiers en difficulté au-delà de 2008. Ce qui en dit long sur la situation actuelle. Les banques françaises ne sont pas non plus au mieux de leur forme. La Société Générale a clôturé la semaine dernière à un plus bas depuis 6 ans à 50,67 €. Le secteur automobile a été également fortement touché. Renault et Peugeot ont perdu respectivement 5,74% et 7,31%.
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